Paris: «Le commando voulait commettre un attentat»
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Paris«Le commando voulait commettre un attentat»

Le «commando» de femmes arrêtées jeudi et qui s'apprêtaient à commettre un attentat en France a été «téléguidé» par des jihadistes du groupe État islamique (EI) depuis la Syrie, a annoncé vendredi le procureur de Paris François Molins.

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Inès Madani, Ornella Gilligmann et Sarah Hervouet (de gauche à droite) ont été condamnées respectivement à 30, 25 et 20 ans de prison.

Inès Madani, Ornella Gilligmann et Sarah Hervouet (de gauche à droite) ont été condamnées respectivement à 30, 25 et 20 ans de prison.

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Entre 25 et 30 ans de prison ont été requis contre les deux principales accusées de l'attentat raté près de Notre-Dame, à Paris. Elles doivent connaitre leur sort lundi 14 octobre.

Entre 25 et 30 ans de prison ont été requis contre les deux principales accusées de l'attentat raté près de Notre-Dame, à Paris. Elles doivent connaitre leur sort lundi 14 octobre.

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Cinq femmes comparaîtront lundi aux assises, à Paris, pour avoir tenté de perpétrer un attentat près de la gare de Lyon, en septembre 2016. Des bonbonnes de gaz avaient été découvertes dans une voiture. (Samedi 21 septembre 2019)

Cinq femmes comparaîtront lundi aux assises, à Paris, pour avoir tenté de perpétrer un attentat près de la gare de Lyon, en septembre 2016. Des bonbonnes de gaz avaient été découvertes dans une voiture. (Samedi 21 septembre 2019)

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Un nouvel attentat jihadiste visant notamment la gare de Lyon à Paris a été déjoué par la police française. L'attaque était prévue semble-t-il pour jeudi. Un commando de femmes a été démantelé après la découverte récente de bonbonnes de gaz près de la cathédrale Notre-Dame.

«Un attentat a été déjoué», a confirmé vendredi François Hollande. «Un groupe a été annihilé, mais il y en a d'autres», a ajouté le président français. La principale suspecte, une jeune femme de 19 ans, a été interpellée jeudi soir avec deux complices présumées à Boussy-Saint-Antoine, ville située à 25 km au sud-est de Paris. Les trois femmes ont été immédiatement placées en garde à vue.

La personne arrêtée est la fille du propriétaire de la voiture retrouvée le week-end dernier au coeur du Paris touristique, le coffre bourré de bouteilles de gaz. La jeune femme avait prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI), selon une source proche de l'enquête. Elle a été blessée par balles lors de l'assaut au cours duquel l'une des femmes a réussi à poignarder un policier.

Gare de Lyon visée

Agées de 39, 23 et 19 ans, les trois femmes «radicalisées et fanatisées préparaient vraisemblablement de nouvelles actions violentes et de surcroît imminentes», selon le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Dès jeudi, un message d'alerte sur un risque d'attentat dans les gares parisiennes - et notamment la gare de Lyon - ainsi qu'en banlieue avait été envoyé aux policiers.

Le réseau, activé de l'étranger, préparait un attentat jeudi. L'ensemble des gares parisiennes et celle de Boussy-Saint-Antoine ont été placées sous alerte. M. Cazeneuve a salué l'action des enquêteurs dans ce qu'il a qualifié de «course contre la montre».

Pour venger al-Adnani

La jeune femme interpellée était connue des services de police pour des velléités de départ en Syrie. Son nom avait aussi circulé en Belgique. Elle semblait là-bas remplir un rôle de recruteuse et de facilitatrice pour des départs vers la Syrie, d'après la télévision belge RTBF. Selon la radio française RTL, les trois femmes entendaient venger la mort récente du porte-parole et numéro 2 de l'EI, Abou Mohammed al-Adnani, surnommé «le ministre des attentats».

Pour le procureur de la République de Paris, François Molins, le commando était «téléguidé» par l'EI depuis la Syrie. Il a ajouté que des connexions existaient avec les précédentes attaques jihadistes perpétrées en France contre un prêtre en Normandie et des policiers.

Le compagnon d'une des trois suspectes, connu pour son islamisme radical, a lui aussi été arrêté jeudi soir aux Mureaux, dans la banlieue ouest de Paris. Le frère de cet homme est actuellement détenu pour ses liens avec un jihadiste qui a tué en juin dernier un policier et sa compagne à leur domicile en banlieue parisienne.

Quatre autres personnes - deux frères et de leurs compagnes - avaient auparavant été arrêtées dans le centre et le sud du pays.

Ordres venus de Syrie

Les enquêteurs cherchent maintenant à savoir de quelles complicités ont bénéficié les trois femmes et à déterminer si leur projet a été réellement inspiré par un contact qui pourrait se trouver en Syrie.

Les policiers sont persuadés que la voiture découverte près de Notre-Dame, chargée de 5 bonbonnes de gaz et de 3 bouteilles de gasoil, feux de détresse allumés et sans plaque d'immatriculation, devait servir à une action qui a échoué pour une raison indéterminée.

(NewsXpress)

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