Actualisé 27.10.2008 à 20:19

Grève des amendesLe conflit entre la police genevoise et l'Etat dans l'impasse

La réunion entre les syndicats et Laurent Moutinot, lundi, a accouché d'une souris. La grève des amendes se poursuit.

de
Didier Tischler

«Le magistrat a pris acte de nos doléances. Il s'est notamment engagé à ce que nos acquis ne soient ni remis en cause ni critiqués, a expliqué lundi Walter Schlechten, président de l'Union professionnelle du corps de police (UPCP). Et cela tant que la Cour des comptes n'aura pas rendu son rapport sur le fonctionnement de nos rémunérations.»

Depuis que la Commission des finances du Grand Conseil a refusé d'avaliser la promesse du Conseil d'Etat, («20 minutes» du 15 octobre), la tension entre la police et les autorités n'a cessé de croître. Mais le non-paiement de cette fameuse prime «Euro» de 2500 fr. reste la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. «Nous demandons surtout de la reconnaissance pour notre travail, poursuit-il.

M. Moutinot a regretté que la commission refuse cette prime tout en nous assurant d'éventuels soutiens.» Lesquels? «L'avenir reste flou, conclut le président de l'UPCP. De fait, nous allons poursuivre nos actions, histoire de maintenir la pression.»

Dans l'immédiat, la police continuera donc sa grève des amendes et n'effectuera toujours pas d'heures supplémentaires. Cette situation pourrait évoluer selon les décisions prises lors d'une prochaine assemblée générale. Laurent Moutinot, conseiller d'Etat en charge des Institutions, n'a pas souhaité faire de commentaire.

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