France - Le conjoint de la jeune femme tuée en pleine rue interpellé 
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FranceLe conjoint de la jeune femme tuée en pleine rue interpellé

L’homme de 23 ans aurait donné cinq coups de couteau à sa compagne de 22 ans, dans la nuit de dimanche à lundi, à Hayange, dans le département de la Moselle.

Photo d’illustration.

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AFP

Un homme de 23 ans de nationalité serbe a été interpellé lundi à Hayange en Moselle, soupçonné d’avoir tué au cours de la nuit sa compagne de 22 ans à coups de couteau, a-t-on appris auprès du procureur de Metz. «Le suspect a été interpellé par la police judiciaire à Hayange au cours de l’après-midi au domicile d’une autre personne», a déclaré à l’AFP le procureur de la République de Metz, Christian Mercuri.

L’arrestation s’est déroulée «sans incident», en présence d’enquêteurs de la PJ de Metz et avec l’assistance d’agents de la BRI, a précisé le commissaire Antoine Baudant à l’AFP. «Nous avions dix enquêteurs à plein temps, qui ont permis de récolter rapidement des éléments nous laissant supposer que le suspect pouvait se cacher à cet endroit», a-t-il expliqué. Le suspect et le couple chez qui il a été interpellé, un homme et une femme d’une quarantaine d’années, ont été placés en garde à vue, respectivement pour homicide sur conjoint et recel de malfaiteur.

L’homme est suspecté d’avoir tué sa compagne, une jeune femme de 22 ans, au cours de la nuit de dimanche à lundi à Hayange. Selon le maire de la ville, Fabien Engelmann (RN), la victime a reçu cinq coups de couteau, en pleine rue, à proximité de son domicile. «Les pompiers ont été prévenus à 00 h 40, mais la victime était déjà en arrêt cardiaque quand ils sont arrivés sur place. Ils sont restés jusqu’à 3 heures du matin», a précisé l’élu à l’AFP.

«Il lui tapait dessus»

«C’était une jeune femme très gentille, je la voyais très souvent. Mais lui, il était très violent. On avait dû appeler plusieurs fois la police parce qu’il lui tapait dessus, il faisait du trafic», a raconté une voisine, souhaitant rester anonyme. «Quand elle était seule, elle était enjouée, souriante, mais quand il était là, elle était morose», a-t-elle observé.

Le suspect avait déjà été condamné à un an de prison pour des délits routiers. Il avait récemment bénéficié d’un aménagement de peine et avait été placé mi-mai en détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE), a précisé le parquet. Il s’était défait de son bracelet électronique dans sa fuite. «Quand il est sorti de prison, je lui ai dit (à la jeune femme) qu’elle ne devait pas le reprendre. Je pense qu’elle avait peur de lui», a poursuivi la voisine. «Elle m’avait dit qu’elle avait amené des affaires chez son papa au cas où il redevenait violent», a-t-elle encore confié. Le suspect et la victime sont les parents d’une petite fille née en 2017. L’enfant a fait l’objet d’un placement, a indiqué le Parquet.

«Commissariat en face»

«Ce qui est triste, c’est que le commissariat se trouve en face du lieu où se sont déroulés les faits», a déploré Fabien Engelmann. «Mais le commissariat malheureusement est fermé la nuit. On avait déjà dû se battre pour le maintenir sur la commune, mais, à 18 heures , il ferme».

Un rassemblement aura lieu mercredi à 18 heures à l’Hôtel de ville d’Hayange pour rendre hommage à la jeune femme. En 2020, 90 féminicides ont été officiellement recensés en France, contre 146 l’année précédente. En 2018, 121 femmes avaient été tuées lors de violences conjugales, selon les chiffres du Ministère de l’intérieur.

(AFP)

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