Actualisé 22.01.2014 à 17:28

Affaire Marie«Le Conseil d'Etat n'a pas dit toute la vérité»

Selon le député vaudois Marc-Olivier Buffat, l'exécutif cantonal aurait dissimulé des rapports favorables à Claude D. L'élu a déposé une interpellation pour obtenir des explications.

«Le Conseil d'Etat n'a manifestement pas dit toute la vérité. Il n'a pas dit quelle était la vision des services de l'Etat au moment où la juge d'application des peines a pris sa décision. Or le message de l'administration, c'était «feu vert!» pour Claude D. La conseillère d'Etat (ndlr: Béatrice Métraux) dit que ses services se sont battus jusqu'au bout pour sa réincarcération alors que ce n'était manifestement pas le cas.» Ces propos, relayés par «La Liberté» dans son édition de mercredi, sont ceux du député vaudois Marc-Olivier Buffat.

Selon l'élu PLR, la Fondation vaudoise de probation a rendu deux rapports «très élogieux» à l'égard du meurtrier de Marie. Datés d'avril et de mai 2013, ils sont postérieurs à la décision de la juge d'application des peines de ne pas réincarcérer Claude D. qui date, elle, du 23 mars 2013. Le 13 mai 2013, celui-ci s'en prenait à Marie.

Selon Marc-Olivier Buffat, la Commission de haute surveillance du Tribunal cantonal, dont il est membre, n'a pas eu accès à ces rapports alors qu'ils «devaient être connus du département en automne 2013 déjà», relève «La Liberté». Le député suppose également que l'expert Felix Bänziger, dont les conclusions de l'enquête administrative portant sur cette affaire ont été rendues publiques en août, n'en a peut-être pas pris connaissance non plus.

L'élu PLR a déposé mardi une interpellation au Grand Conseil, par laquelle il demande à l'Exécutif cantonal de s'expliquer sur ces deux documents.

Le gouvernement dément

Le gouvernement vaudois réfute les allégations d'un député dans le suivi de Claude D., meurtrier présumé de Marie. Les deux rapports mentionnés par l'élu «n'ont pas la teneur» reproduite dans l'interpellation déposée mardi au Grand Conseil.

Dans un communiqué diffusé mercredi soir, le Département des institutions et de la sécurité (DIS) prend position sur l'interpellation qui le mettait «directement en cause». «Il réfute les allégations de dissimulation».

La Commission de haute surveillance du Tribunal cantonal (CHSTC) a reçu tous les documents qu'elle avait demandés. Quant à l'expert Felix Bänziger, il a eu accès «à l'entier du dossier» pour rédiger son rapport. (20 minutes)

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