Actualisé 26.02.2020 à 18:16

Désobéissance civile

Le Conseil d'Etat vaudois devra prendre position

Le PLR et l'UDC au Grand Conseil ont interpellé le gouvernement vaudois sur l'attitude et les devoirs d'un fonctionnaire également porte-parole d'Extinction Rebellion.

de
Frédéric Nejad Toulami
Extinction Rebellion a plusieurs fois bloqué des routes en pleine ville durant des heures, lors de manifestations illégales.

Extinction Rebellion a plusieurs fois bloqué des routes en pleine ville durant des heures, lors de manifestations illégales.

Keystone

«Jusqu'où le Conseil d'Etat est prêt à accepter, pour des raisons de liberté d'expression, des actes de désobéissance civile de la part de ses collaborateurs?» Cette question fait partie de celles posées dans l'interpellation de la députée libérale-radicale Florence Gross mardi passé lors de la session du Parlement vaudois.

Tout comme son homologue, l'UDC Denis Rubattel, également auteur d'une interpellation similaire, tel que rapporté par 24heures.ch, elle demande au gouvernement cantonal de s'expliquer sur un employé de l'Etat, chef de projet dans un département. Ce fonctionnaire vaudois en question milite activement en faveur d'associations comme Extinction Rebellion et Grève du Climat pour lesquelles il oeuvre comme porte-parole. Or, il n'a pas jugé nécessaire d'en avertir son employeur, c'est-à-dire l'Etat, comme l'a révélé «20minutes» le 17 février 2020.

Hiérarchie pas avertie

L'aspect litigieux réside notamment dans le fait que ces associations prônent la désobéissance civile et la pratiquent sur le terrain, tout en refusant d'obéir aux injonctions de la police. Or, l'individu n'a pas estimé nécessaire d'avertir sa hiérarchie de ses activités annexes, se référant à son droit à la liberté d'expression. Le hic est qu'il existe aussi un devoir de loyauté envers son employeur, ainsi qu'un devoir de réserve.

Conseillé par sa compagne, avocate, le fonctionnaire nous avait d'abord demandé de ne point aborder ce sujet avant de nous interdire de mentionner son identité. Pour l'anecdote, lors du procès, en janvier dernier à Renens, des 12 militants qui avaient envahi le hall d'entrée d'une succursale lausannoise de Credit Suisse, il s'était glissé durant trois jours parmi les journalistes présents dans la salle d'audience alors qu'il n'exerce pas cette profession et qu'il ne dispose d'aucune carte de presse RP.

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