Gabon: Le Conseil de sécurité très «préoccupé»
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GabonLe Conseil de sécurité très «préoccupé»

Les violences post-électorales qui secouent le Gabon doivent cesser, a demandé le Conseil de sécurité de l'ONU jeudi.

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La communauté internationale a accueilli très froidement la décision de la Cour constitutionnelle. (Dimanche 25 septembre 2016)

La communauté internationale a accueilli très froidement la décision de la Cour constitutionnelle. (Dimanche 25 septembre 2016)

AFP
Manifestation à Marseille contre la validation par la Cour constitutionnelle de la réélection d'Ali Bongo. (Samedi 24 septembre 2016)

Manifestation à Marseille contre la validation par la Cour constitutionnelle de la réélection d'Ali Bongo. (Samedi 24 septembre 2016)

AFP
La cour constitutionnelle du Gabon a validé dans la nuit de vendredi à samedi la réélection du président Ali Bongo Ondimba. (24 septembre 2016)

La cour constitutionnelle du Gabon a validé dans la nuit de vendredi à samedi la réélection du président Ali Bongo Ondimba. (24 septembre 2016)

Reuters

Le Conseil de sécurité de l'ONU a fait part jeudi de sa «profonde préoccupation» de la situation au Gabon. Des violences ont embrasé le pays après l'annonce de la réélection du président Ali Bongo pour un troisième mandat.

L'envoyé spécial des Nations unies en Afrique centrale, Abdoulaye Bathily, a présenté un rapport aux membres du Conseil. A la demande de la France, ceux-ci se sont penchés à huis clos sur la crise politique et les émeutes meurtrières qui agitent le pays.

Les quinze pays membres «ont appelé tous les candidats, leurs partisans, les partis politiques et les autres acteurs à rester calmes, à s'abstenir de tomber dans la violence ou d'autres provocations et à résoudre tout différend éventuel à travers les mécanismes constitutionnels et légaux établis», a déclaré l'ambassadeur de la Nouvelle-Zélande, Gerard van Bohemen.

Le Conseil a exprimé «sa profonde préoccupation» et souligné l'«importance d'un processus (électoral) transparent et impartial», a ajouté celui qui tient la présidence tournante du Conseil en septembre.

«Préoccupé»

L'annonce de la réélection d'Ali Bongo mercredi en fin de journée par la commission électorale a déclenché une nuit d'émeutes meurtrières. Des pillages à Libreville et dans d'autres villes du pays ont également été rapportés.

L'ambassadeur français auprès des Nations unies, François Delattre, avait avant la réunion enjoint le Conseil à «rappeler à nouveau l'importance critique d'une procédure garantissant la transparence des résultats des élections».

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s'était quant à lui dit plus tôt jeudi «vivement préoccupé et attristé» par les violences. Il avait appelé à une «vérification transparente» des résultats.

Retenue demandée

«La crise électorale, en particulier les incendies volontaires et la réponse disproportionnée des agences de sécurité, a mené à de regrettables pertes en vies humaines et à la destruction de biens», a indiqué M. Ban dans un communiqué. Il a affirmé entendre «la frustration du peuple gabonais et des jeunes en particulier».

Le secrétaire général a aussi demandé au gouvernement gabonais de «rétablir immédiatement» les moyens de communication et aux forces de sécurité de respecter les droits de l'homme et de faire preuve de «la plus grande retenue».

Selon lui, le nouveau gouvernement devra prendre en compte la frustration de citoyens aspirant à de meilleures conditions de vie et à des réformes démocratiques. «Les Nations unies seront là pour soutenir ses efforts», s'est-il engagé.

Il a également appelé les responsables politiques et la population gabonaise à «surmonte(r) leurs différences par des moyens pacifiques, dans l'intérêt de l'unité nationale». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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