Fribourg - Le Conseil d’État estime que l’élevage n’est pas synonyme de maltraitance
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FribourgLe Conseil d’État estime que l’élevage n’est pas synonyme de maltraitance

L’exécutif cantonal a répondu à une élue militant contre le spécisme.

Les infractions constatées dans le canton de Fribourg ne sont que peu nombreuses (photo prétexte).

Les infractions constatées dans le canton de Fribourg ne sont que peu nombreuses (photo prétexte).

Pixabay

La députée socialiste Erika Schnyder a déposé une série de questions au Conseil d’État fribourgeois, regroupées sous l’intitulé «Spécisme: quelles pistes pour sortir d’une société maltraitante?» Dans son argumentaire, elle déplore notamment que, «en 2019, ce sont plus de 31 millions d’animaux terrestres voués à la consommation qui ont été abattus, sans compter les importations de chair animale. En 2020, ce chiffre s’est encore élevé à environ 32 millions. Cela représente plus du tiers des animaux abattus pour être consommés en Suisse (80 millions au total), pour le seul canton de Fribourg.»

Dans sa réponse, le Conseil d’État a tenu en premier lieu à s’inscrire en faux par rapport à cet amalgame entre la pratique de l’élevage et la maltraitance ou le «massacre» d’animaux. «La possession et l’élevage n’empêchent pas le respect et le bien-être des animaux concernés», insiste-t-il.

Très peu de manquements constatés

En 2020, 279 annonces relatives à de potentiels manquements en matière de protection des animaux ont été reçues par le Service de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (SAAV). Si «toutes ont été traitées par le service», elles n’ont donné lieu qu’à 19 dénonciations pénales en 2020 (34 en 2019). De plus, les collaborateurs de la Protection Suisse des Animaux (PSA) peuvent effectuer des visites sans préavis dans les abattoirs, afin de s’assurer que les normes légales en vigueur y sont respectées.

Le Conseil d’Etat estime aussi que la législation actuelle en matière de protection des animaux constitue un bon équilibre entre la garantie des droits fondamentaux des animaux et les intérêts économiques du canton. Il rappelle également que de nombreuses familles fribourgeoises en vivent et qu’il permet aux Fribourgeois un approvisionnement en denrées alimentaires saines et de proximité. «Mettre un terme à l’élevage des animaux de rente aurait de lourdes conséquences économiques et sociales, tant pour le secteur agricole que pour la population. D’autant que cela augmenterait le risque d’importation de denrées animales en provenance des pays étrangers, pour lesquels les normes en vigueur en termes de production primaire et de protection animale sont notablement moins favorables», ajoute le Conseil d’État.

(XFZ)

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