Actualisé 21.12.2016 à 14:19

Agriculture

Le Conseil fédéral ne reverra pas sa gestion des risques

Le secteur et la filière agroalimentaire jouissent en Suisse d'un important soutien, qui est le plus élevé des pays comparés.

Berne ne prévoit pas de nouvelle intervention de l'Etat dans sa politique agricole.

Berne ne prévoit pas de nouvelle intervention de l'Etat dans sa politique agricole.

Keystone

Seuls une libéralisation accrue ou le changement climatique nécessiteraient de revoir la gestion des risques en matière de politique agricole. Pour le moment pas besoin donc de prévoir une nouvelle intervention de l'Etat, répond mercredi le Conseil fédéral à un postulat de Jacques Bourgeois (PLR/FR).

Le conseiller national demandait une comparaison de la politique agricole suisse avec celle de l'Union européenne, des Etats-Unis et du Canada sous l'angle de la maîtrise des risques.

Le rapport met en évidence l'important soutien dont dispose l'agriculture et la filière agroalimentaire en Suisse: il est le plus élevé des pays comparés. Ce soutien se matérialise sous forme de paiements directs et de protection douanière.

Exigences des consommateurs

Cette aide importante s'explique par les exigences élevées des consommateurs suisses, notamment concernant la sécurité alimentaire, par d'importantes zones en montagne défavorables à la production et par les coûts économiques élevés de la production. Pour le Conseil fédéral, il n'est donc pas adéquat d'aligner la politique agricole suisse sur celle des pays comparés.

Par ailleurs, les risques en Suisse sont gérés de plusieurs manières: paiements directs et barrières douanières assurent la stabilité du marché. L'assurance-grêle suisse, une organisation d'entraide agricole, propose diverses assurances en cas de dégâts à la production. Finalement, à travers l'Agroscope, l'Etat participe à la prévention des maladies et des organismes nuisibles et à développer des moyens pour les combattre.

Les méthodes employées aux Etats-Unis, en plus d'être plus chères, se juxtaposeraient à des mesures déjà existantes en Suisse. En l'état, le Conseil fédéral ne voit donc pas la nécessité de changer le système ou de l'améliorer. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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