Evolution de l’épidémie – «Le Conseil fédéral préfère attendre, c’est une stratégie dangereuse»
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Évolution de l’épidémie«Le Conseil fédéral préfère attendre, c’est une stratégie dangereuse»

Les réactions à la communication du gouvernement vendredi ont été rares. La décision est accueillie différemment selon les bords, mais tous admettent qu’il faut mieux se préparer à ce qui nous attend.

20min/Simon Glauser

À l’habituelle avalanche de communiqués de presse des partis politiques qui prennent position après chaque décision attendue du Conseil fédéral s’est subsitué un grand silence, vendredi après-midi. Muet depuis près de deux semaines, le Conseil fédéral a fait acte de présence vendredi dans une séance téléphonique à l’issue de laquelle il a décidé de ne pas bouger, tout en rappelant que le «prochain paquet de mesures est prêt».

«On vous avait prévenus»

Seul Le Centre a publié un petit message sur Twitter. «En raison des nouveaux nombres encore élevés et de l’aggravation de la situation avec des décisions de triage difficiles dans les hôpitaux, le Conseil fédéral fait bien de rester vigilant et de préparer des mesures supplémentaires», salue le parti, qui appelle en outre à prévoir des mesures supplémentaires dans les écoles en vue de la rentrée.

Le président des Verts Balthasar Glättli a été l’un des seuls à se mouiller et à se montrer plus critique: «Le Conseil fédéral préfère à nouveau attendre et laisser passer du temps: une stratégie dangereuse. La situation d’aujourd’hui était prévisible, une fois de plus. Les scientifiques nous en avaient avertis depuis des semaines. Nous en sommes là parce que le Conseil fédéral et les gouvernements cantonaux ont refusé d’assumer leurs responsabilités», blâme-t-il.

Responsable et prioritaire

Le nouveau président du PLR Thierry Burkhardt, lui, s’est exprimé dans «Blick». En accord avec le Conseil fédéral, il affirme que «nous devons prendre une décision basée sur des faits, car pour l’instant nous ne savons pas encore si le variant Omicron entraînera un besoin important de places aux soins intensifs».

Or selon lui, le Parlement pourrait déjà s’atteler à une tâche: permettre, en cas de dégradation dans les hôpitaux qui nécessiterait de trier les patients, de donner la priorité à ceux qui sont vaccinés. Un changement de loi serait nécessaire. Il se dit en faveur d’une disposition qui dirait que passé un certain délai sans avoir répondu à l’appel à la vaccination, une personne renoncerait par là à la priorité d’entrée aux soins intensifs.

(ywe)

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