Bâle-Campagne: Le Conseil islamique suisse se mêle de Therwil
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Bâle-CampagneLe Conseil islamique suisse se mêle de Therwil

L'élève musulman qui refusait de serrer la main de son enseignante a écopé d'une mesure disciplinaire. Qu'il conteste.

par
Pascal Schmuck
Zurich
Le CCIS de Nicolas Blancho (à gauche, avec Abdel Azziz Qaasim Illi) cherche à répéter le précédent de St. Margarethen.

Le CCIS de Nicolas Blancho (à gauche, avec Abdel Azziz Qaasim Illi) cherche à répéter le précédent de St. Margarethen.

photo: Keystone

L'affaire de la poignée de mains de Therwil n'est pas finie et le Conseil Central Islamique Suisse (CCIS) entre à son tour dans la danse, comme le révèle la Neue Zürcher Zeitung (NZZ).

Le plus jeunes de deux élèves est toujours scolarisé dans la commune bâloise alors que son frère aîné en a terminé avec l'école obligatoire. Il a écopé d'une mesure disciplinaire infligée par le conseil scolaire de Bâle-Campagne qui a rejeté un recours des parents, a confirmé la conseillère d'Etat Monika Gschwind, qui dirige le département de l'éducation, dans un commentaire sur la décision du conseil.

Comme à St. Margarethen?

L'adolescent, qui refuse toujours de serrer la main de son enseignante, n'accepte pas la sanction et a déposé un recours. Mais il n'est seul: il est désormais soutenu par le Conseil Central Islamique Suisse.

Le CCIS n'en est pas à son coup d'essai. C'est lui qui était déjà intervenu pour contester l'interdiction faite à deux jeunes musulmanes de porter le voile en cours à l'école de St. Margarethen (SG). Le Tribunal fédéral avait désavoué les autorités communales.

Incertitude à Therwil

Le conseil scolaire de Therwil justifiait sa décision en invoquant un intérêt public majeur, à savoir l'égalité de traitement entre les hommes et les femmes ainsi que l'intégration.

Le CCIS estime en revanche que les exigences nécessaires à la limitation d'un droit fondamental ne sont pas remplies. Et peu importe pour lui si l'élève se trouve dans un «rapport particulier envers l'État» susceptible d'entraîner dans certains cas ladite restriction.

En d'autres termes, le règlement interne de l'école d'une commune peut suffire comme base juridique. Ce qui avait été le cas à St. Margarethen. Mais impossible de dire pour le moment si ce cas s'applique également au dossier de Therwil.

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