Suisse: Le conseiller national UDC justifie son aide
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SuisseLe conseiller national UDC justifie son aide

Pirmin Schwander a bel et bien versé de l'argent à la mère qui avait enlevé sa fille en octobre 2015.

par
Pascal Schmuck
Zurich
Pirmin Schwander invoque son immunité parlementaire dans l'affaire de la jeune Biennoise qui a enlevé son bébé.

Pirmin Schwander invoque son immunité parlementaire dans l'affaire de la jeune Biennoise qui a enlevé son bébé.

photo: Kein Anbieter/Screenshot SRF

Le conseiller national Pirmin Schwander (UDC/SZ) n'a pas renié avoir remis des milliers de francs à l'avocat de la mère qui avait enlevé sa fille en octobre à Bienne. Mais il a conditionné cette somme à la condition que la mère se rende aux autorités, a-t-il précisé mercredi soir dans l'émission Rundschau.

Il en a profité pour critiquer l'action des Autorités de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) qui a retiré le nourrisson à sa mère pour le placer en foyer. «Cette femme avait besoin d'aide», a-t-il déclaré, ajoutant qu'il ne pouvait rester de côté pour regarder et ne rien faire. Selon la télévision alémanique, il a remis la somme de 7000 francs à l'avocat.

Il a également botté en touche à la question de savoir si les lois n'étaient valables pour lui que lorsqu'elles étaient à son avantage. Il a préféré répondre que les autorités devaient se conformer à la loi et il a critiqué une nouvelle fois l'APEA qui s'est basée selon lui uniquement sur l'expertise d'une seule personne pour prendre sa décision.

Asile en Suède

Pirmin Schwander est un pourfendeur régulier des APEA. Dans le canton de Schwyz, une initiative anti-APEA a été déposée sous son égide. Au niveau national, une initiative doit être lancée sous peu demandant «davantage de protection de la famille» et visant à restreindre les activités des APEA.

Pirmin Schwander considère l'enquête criminelle à son encontre comme absurde, y voyant même un complot politique. Il espère pouvoir échapper à des poursuites pénales en invoquant son immunité parlementaire.

Le Tages-Anzeiger donne des détails sur les huit mois de fuite de la mère. Après une première étape en Espagne, elle est restée plusieurs mois à Naples avant de rejoindre la Côte d'Azur, où elle a été arrêtée.

Son réseau d'aide a songé un moment à faire un faux passeport pour le bébé, évoquant même une nouvelle fuite au Royaume Uni, voir une demande d'asile en Suède. Tout au long de sa fuite, la mère a été en contact régulier avec son avocat, qui l'a soutenue activement et l'a contactée plus de 900 fois.

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