Ski alpin: Le conte de fées est terminé
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Ski alpinLe conte de fées est terminé

Le week-end grison de Lara Gut a pris fin, dimanche, sur une élimination prématurée dans la première manche du géant.

par
Jean-Philippe Pressl-Wenger
Saint-Moritz
Malgré deux courses décevantes en Suisse, la Tessinoise reste en tête au classement général.

Malgré deux courses décevantes en Suisse, la Tessinoise reste en tête au classement général.

Il arrive que les histoires d'amour finissent mal. Surtout lorsqu'elles ne se construisent que sur des mots. Certes, Lara Gut avait décroché le premier podium et la première victoire de sa carrière sur les pentes de Haute-Engadine en 2008, mais depuis lors, la Tessinoise n'y a plus rien fait. «Au début, tout le monde a pensé que Lara Gut et Saint-Moritz, c'était parfait… Mais pas du tout, a-t-elle corrigé après sa glissade. La neige et la piste ne me conviennent pas vraiment. Je préfère les tracés plus pentus et glacés.»

Malgré ses affinités réduites avec la neige des Grisons, la fille de Comano avait montré 20 secondes de grande qualité avant de se faire surprendre. «Samedi en super-G, j'ai eu de la peine (ndlr: 7e), mais là, j'avais un bon feeling, c'est dommage», a-t-elle regretté avant de définitivement tordre le cou à la légende qui avait fait de Saint-Moritz «sa» station. «Je skie devant mon public, mais beaucoup de monde attend quelque chose de moi. Ces encouragements font plaisir et donnent de l'énergie, a-t-elle reconnu. Mais au final, tu n'as plus une minute à toi et tu es tout le temps à 100%, comme si tu étais en course.»

Les prochaines épreuves auront lieu à Val d'Isère. Une station où la Tessinoise a décroché deux médailles d'argent aux Mondiaux de 2009, ainsi qu'une victoire et un podium en Coupe du monde. «J'aime la piste là-bas, et je peux avoir du temps pour moi, tranquille dans mon appartement.» Ces mots-là ressemblent déjà à un rendez-vous donné à ses fans. Ils représentent même de quoi commencer une nouvelle histoire. Qui se finirait bien

Pauli Gut, père et coach de Lara Gut

Il ne faut pas trop penser à tout ce qui est autour de la course lorsque ça se passe en Suisse. Comment? En restant concentré sur les choses importantes pour économiser des forces. Ce n’est pas facile. Ni pour Lara ni pour moi, mais on se parle beaucoup. Dans toutes les situations, on essaie de donner le meilleur. Je dois gérer ma double casquette de père et de coach tout en restant moi-même. Les deux rôles ne se dissocient pas vraiment. Comme papa, je me dois de parfois prendre de la distance par rapport à ce qui se passe sur la piste. Et je dois me montrer compréhensif.

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