Actualisé 14.01.2014 à 20:18

Proche-Orient

Le convoi du 1er ministre palestinien arrêté

La police israélienne a arrêté mardi le convoi du Premier ministre palestinien Rami Hamdallah pour «conduite dangereuse».

Rami Hamdallah est un universitaire.

Rami Hamdallah est un universitaire.

Cet incident a été vivement condamné par le gouvernement de l'Autorité palestinienne, qui a accusé Israël de s'en être pris délibérément à son chef.

S'adressant aux journalistes à Ramallah (Cisjordanie), le porte-parole du gouvernement palestinien, Ihab Bseiso, a affirmé que le convoi avait été arrêté par des soldats, des policiers et des colons juifs sur une autoroute au nord de la ville palestinienne, précisant que M. Hamdallah avait été retenu pendant une heure.

Le porte-parole a ajouté que les forces israéliennes avaient permis au chef du gouvernement palestinien de partir, mais en exigeant que ses sept gardes du corps restent sur place, ce que M. Hamdallah a refusé.

«Il n'est pas vrai qu'il a été arrêté pour excès de vitesse», a déclaré à l'AFP M. Bseiso. «C'était une action délibérée menée par l'armée et la police», a-t-il accusé.

«Il n' y a eu encore aucune explication de la part des responsables israéliens», a regretté le porte-parole. Il a assuré que le convoi de M. Hamdallah avait été stoppé à dessein par les forces israéliennes qui sont responsables de la sécurité dans plus de 80% de la Cisjordanie occupée.

La police israélienne a confirmé que le convoi palestinien avait été intercepté, mais a démenti que M. Hamdallah ait été empêché de partir, lui reprochant d'avoir insisté pour recevoir d'abord des excuses.

Soldat «agressé»

«Des agents de police et des soldats ont arrêté un convoi qui roulait imprudemment et mettait en danger les autres usagers de la route», selon un communiqué de la police.

Le soldat qui a arrêté le convoi palestinien a été «agressé» et les policiers qui sont arrivés en renfort ont été «insultés» par les gardes du corps de M. Hamdallah, a indiqué une porte-parole de la police israélienne, Louba Samri.

Cette dernière a expliqué que le Premier ministre palestinien s'était querellé avec les forces de sécurité israélienne, refusant de s'en aller jusqu'à ce qu'elles s'excusent de l'avoir arrêté. (ats)

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