Actualisé 22.03.2020 à 08:06

Suisse

Le coronavirus creuse les inégalités sociales

Que ce soit les familles, les enfants ou les écoles, les appels se multiplient à ne pas oublier le poids social que fait peser le coronavirus sur les plus fragiles.

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Le canton de Vaud déplore désormais 310 décès attribués au Covid-19, soit 12 de plus qu'un jour auparavant. (Mardi 21 avril 2020)

Le canton de Vaud déplore désormais 310 décès attribués au Covid-19, soit 12 de plus qu'un jour auparavant. (Mardi 21 avril 2020)

Keystone
Le nombre de nouveaux cas de coronavirus en Suisse a augmenté de 119 en un jour mardi, soit 85 de moins que la veille. (Mardi 21avril 2020)

Le nombre de nouveaux cas de coronavirus en Suisse a augmenté de 119 en un jour mardi, soit 85 de moins que la veille. (Mardi 21avril 2020)

Keystone
Soulagés, les partis politiques saluent pour la plupart les mesures de déconfinement progressif du Conseil fédéral. (Jeudi 16 avril 2020)

Soulagés, les partis politiques saluent pour la plupart les mesures de déconfinement progressif du Conseil fédéral. (Jeudi 16 avril 2020)

Keystone

L'aspect social de la crise du coronavirus ne doit pas être oublié, plaident les Verts dans un papier de position qu'ils publieront lundi, rapporte le «Matin Dimanche». Le parti veut des mesures concrètes pas seulement pour l'économie, mais pour toutes celles et ceux qui sont au front, notamment les infirmiers et les vendeurs.

A court terme, les Verts demandent une meilleure protection des travailleurs et un maintien du paiement des salaires, même pour ceux qui ne peuvent pas travailler. «Il s'agit aussi de venir en aide aux familles qui souffrent de violences domestiques ou d'enfants nécessitant un accompagnement spécialisé. Cette crise, c'est un fait, creuse encore les inégalités existantes», souligne la conseillère nationale Léonore Porchet (VD), citée dans l'article.

Inquiétudes pour les écoliers

Une fermeture des écoles pour une longue durée serait «problématique, surtout pour les enfants de familles socialement plus faibles», relève pour sa part la spécialiste en science de l'éducation Margrit Stamm dans une interview au «SonntagsBlick». Et d'appeler les écoles à ne pas oublier cet aspect social, car elles ont une importante fonction sociale et de soins pour ces enfants et leur apportent un soutien.

«A la maison, ces enfants sont souvent laissés à eux-mêmes parce que leurs deux parents travaillent en équipe», note-t-elle. Ils sont souvent débordés et désorientés, surtout lorsqu'on leur confie des tâches d'apprentissage. Ce n'est pas suffisant que les enseignants parlent aux enfants une fois par jour, estime Mme Stamm. Des gymnasiens pourraient accompagner individuellement les élèves plus jeunes dans leur apprentissage, suggère-t-elle. (nxp/ats)

(NewsXpress)
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