Otage français exécuté: Le corps de Germaneau reste introuvable
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Otage français exécutéLe corps de Germaneau reste introuvable

La dépouille de Michel Germaneau, 78 ans, tué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), n'a pas été retrouvée, a indiqué mardi François Fillon sur Europe 1.

«Lorsque ce même groupe a assassiné il y a un an un otage britannique dans les mêmes conditions, jamais sa dépouille n'a été retrouvée», a aussi affirmé le Premier ministre.

Il n'a pas confirmé les informations d'un élu du nord du Mali selon lesquelles l'otage aurait été «décapité» sous les yeux du chef de l'unité radicale d'Aqmi qui le détenait, Abdelhamid Abou Zeid.

«Ce sont des informations que je ne confirme pas parce que je pense qu'elles sont inexactes», a déclaré M. Fillon.

Aqmi avait déjà exécuté en 2009 un otage britannique, Edwin Dyer, après six mois de détention.

L'organisation djihadiste a annoncé dimanche avoir avoir exécuté l'otage français qu'elle détenait dans le désert malien et qu'une opération militaire de dernière heure n'avait pas réussi à libérer jeudi.

François Fillon promet une traque

Le premier ministre français François Fillon a promis mardi de traquer Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), tout en excluant l'idée d'une vengeance. Cette organisation a revendiqué lundi l'assassinat au Sahel de l'otage français Michel Germaneau

Invité sur Europe 1, le Premier ministre a justifié le raid mené jeudi par les Mauritaniens avec l'appui de forces françaises par la conviction que la vie de l'otage était condamnée depuis l'ultimatum de ses ravisseurs, le 12 juillet.

François Fillon a précisé que le corps de Michel Germaneau n'avait pas été retrouvé à ce jour. «Lorsque ce même groupe a assassiné il y a un an un otage britannique dans les mêmes conditions, jamais sa dépouille n'a été retrouvée», a-t-il souligné.

Prié de dire s'il avait confirmation de l'information selon laquelle l'otage français aurait été décapité, François Fillon a répondu: «Ce sont des informations que je ne confirme pas. Je pense que c'est inexact.»

«Jamais la moindre réponse»

Nicolas Sarkozy avait déclaré lundi, au lendemain de l'annonce de l'exécution de l'otage français détenu au Sahara, que sa mort ne resterait pas impunie. «Le combat contre le terrorisme, en particulier contre l'AQMI, il va se renforcer», a expliqué François Fillon.

Le Premier ministre s'est cependant défendu de toute idée de vengeance. «On ne venge pas, la France ne venge pas», a-t-il dit, soulignant que Paris avait passé un accord avec la Mauritanie pour «traquer les terroristes».

Sur le fait de savoir si Michel Germaneau était encore vivant au moment du raid franco-mauritanien, François Fillon a répondu ne pas pouvoir répondre à cette question.

Mais il a dit sa conviction qu'il fallait tenter d'employer la force: «Je pense que la vie de l'otage était condamnée depuis le jour où nous avons reçu cet ultimatum le 12 juillet».

Le chef du gouvernement a insisté sur le fait que les autorités n'avaient «jamais réussi à établir le moindre contact avec les ravisseurs.» «Nous avons tenté tous les canaux habituels, sans aucun succès. Nous avons tenté la médiation médicale. Nous n'avons jamais eu la moindre réponse», a-t-il expliqué.

«Opération de la dernière chance»

Une partie de la gauche s'est interrogée sur la légitimité de l'opération menée par les forces françaises dans le nord du Mali et sur la pertinence de lancer quelques dizaines de soldats français à l'assaut des islamistes.

François Fillon a répété que cette opération «de la dernière chance» était la seule susceptible de sauver Michel Germaneau.

Il a également réaffirmé qu'il n'y avait pas eu d'abandon de la stratégie suivie par la France dans des cas similaires, à savoir négocier pour libérer les otages. (afp)

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