Actualisé 26.06.2008 à 11:26

Le couchsurfing, c'est gratuit mais surtout convivial

Se faire héberger gratuitement chez des gens et découvrir leur mode de vie. Ça s'appelle le couchsurfing, ça vient des Etats-Unis et plus de 600'000 membres le pratiquent dans le monde.

«L'an dernier, je suis parti seul deux semaines en Finlande. C'était ma meilleure expérience». S'il est bien parti seul, Giuseppe Franco n'est pas resté longtemps dans son isolement. Et pour cause, le Vaudois est un couchsurfer.

Un couchsurfer? Le concept est simple. Tu t'inscris en ligne, tu proposes ton canapé (ndlr: couch signifie canapé en anglais) ou un matelas comme couchage à un touriste de passage dans ta région et tu bénéficies dans le monde entier d'une solution pratique et conviviale pour loger. Car au-delà de la gratuité de l'hébergement, les adeptes de ce style de voyage partagent d'autres valeurs. «C'est surtout l'aspect de rencontre qui me plaît», affirme Giuseppe. Ainsi lors de son séjour finlandais, le jeune homme a découvert la vie à la finnoise. «Je suis allé au sauna avec eux. Et comme j'étais chez des étudiants, ils m'ont invité avec eux chez des amis».

Pratiquer le couchsurfing, c'est aussi la possibilité de découvrir une région en sortant des sentiers battus. «Les gens qui t'hébergent te conseillent d'aller visiter des lieux qui ne figurent pas forcément dans les guides», note Giuseppe.

Plus de 9'000 canapés suisses attendent le touriste de passage

Depuis son lancement il y a quatre ans, la plateforme a grandi. Elle comptabilise aujourd'hui plus de 600'000 membres dans le monde entier, pour moitié des jeunes entre 18 et 24 ans. Les Suisses s'y sont mis. Plus de 9'000 canapés sont ainsi disponibles en terres helvétiques. Lausanne compte ainsi 721 couchsurfers, Genève 740, Fribourg plus de 200.

Jamais d'expérience négative

Et la sécurité dans tout ça. Le site a tout prévu. «Les membres peuvent y laisser des références», explique le Vaudois. Les mauvais adeptes sont pointés du doigt. «Ça donne un sentiment de sécurité», précise Giuze, c'est son nom de membre. «En deux ans, je n'ai jamais eu d'expérience négative». Essayer le couchsurfing, c'est l'adopter. En septembre, il part en voyage aux Etats-Unis. Il compte sur l'un des 147'215 canapés américains recensés sur le site internet pour découvrir, à la cool, le style de vie US.

Didier Bender

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