Birmanie: Le coup d’État était «inévitable» pour le chef de l’armée
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BirmanieLe coup d’État était «inévitable» pour le chef de l’armée

Le général birman Min Aung Hlaing a affirmé mardi avoir dû se résoudre à prendre le pouvoir par la force. Les États-Unis ont annoncé des sanctions.

Le général Min Aung Hlaing a affirmé mardi que le coup d’État perpétré la veille en Birmanie était une «issue inévitable pour le pays».

Le général Min Aung Hlaing a affirmé mardi que le coup d’État perpétré la veille en Birmanie était une «issue inévitable pour le pays».

AFP

Le coup d’État militaire mené lundi en Birmanie était «inévitable», a affirmé mardi le chef de l’armée, le général Min Aung Hlaing, alors que le Conseil de sécurité de l’ONU se réunissait en urgence à huis clos à l’initiative du Royaume-Uni pour examiner les suites de cette prise de pouvoir condamnée par la communauté internationale.

«Cette issue était inévitable pour le pays et c’est pourquoi nous avons dû la choisir», a déclaré le général Min Aung Hlaing, qui concentre désormais l’essentiel des pouvoirs, selon la page Facebook officielle de l’armée birmane.

La visioconférence du Conseil de sécurité a débuté peu après 16h (heure suisse) et pourrait durer deux heures. L’adoption d’un projet de déclaration rédigé par Londres et négocié depuis lundi, selon des diplomates, passe par un accord de Pékin, premier soutien de la Birmanie et détenteur d’un droit de veto au Conseil de sécurité.

Sanctions américaines

De leur côté, les États-Unis ont fait savoir qu’ils considéraient officiellement que l’armée birmane a perpétré un «coup d’État» contre le gouvernement civil d’Aung San Suu Kyi, ce qui va déclencher une réduction de l’aide américaine, a annoncé mardi une responsable du département d’État américain.

L’aide directe à l’État birman est automatiquement stoppée, mais cela représente «très peu, presque rien», «l’essentiel» passant par «des institutions de la société civile», a expliqué cette responsable, sans être en mesure de fournir un montant précis. «En plus de cela, nous allons passer en revue tous nos programmes d’aide» pour éviter que l’Etat ou les auteurs du putsch en bénéficient indirectement, a-t-elle prévenu.

En revanche, toute l’aide humanitaire, notamment pour les musulmans rohingyas, et toute l’assistance «qui bénéficie directement au peuple birman» ne sera pas concernée par ces restrictions, a assuré le département d’État.

Dès dimanche, après l’arrestation d’Aung San Suu Kyi, le gouvernement américain de Joe Biden a réagi très fermement. Le nouveau président des États-Unis a appelé l’armée à rendre «immédiatement» le pouvoir et a menacé de rétablir les sanctions levées au cours de la décennie écoulée à la faveur d’une certaine démocratisation du pays asiatique.

(AFP)

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