Bourde médicale: Le couple est blanc, le fils est noir
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Bourde médicaleLe couple est blanc, le fils est noir

Keith et Catherine Williams, un couple de Nord-irlandais, va porter plainte contre l'hôpital qui a pratiqué à sa demande son insémination artificielle. Si le couple est blanc, l'enfant issu de l'opération est noir.

Au moment de l'insémination, les médecins n'avaient pas utilisé du sperme venant d'un «caucasien blanc», mais celui d'un «caucasien sud-africain». La nuance est de taille: la semence pouvait alors générer des êtres blancs comme noirs. Et c'est la deuxième possibilité qui s'est concrétisée, l'enfant né étant noir.

Le couple demande désormais des dommages et intérêts pour traumatisme émotionnel au Belfast Health and Social Care Trust, l'établissement qui a pratiqué l'insémination. Il estime endurer quotidiennement depuis 10 ans les questions récurrentes de son fiston.

Agé de 10 ans, Michael (son prénom exact n'a pas été divulgué) demande en effet continuellement à ses parents pourquoi il n'est pas blanc comme eux et sa sœur Susan, de trois ans son aînée. La mère également doit toujours faire face à la même question. A savoir si Michael est issu d'une relation adultère entre elle et un autre homme.

«A l'école, Michael a du subir des insultes raciste. Les autres enfants lui demandent 'Il vient d'où ton père?'», a raconté Keith, le papa de l'enfant, au quotidien Daily Mail. «Nous vivons dans une petite communauté qui est majoritairement blanche, le gens s'en aperçoivent et font des remarques, c'est stressant et douloureux».

La sœur blanche pourrait donner naissance à un enfant noir

Bien que de couleur blanche, Susan est également née de la même série d'ovule fertilisés. Elle pourrait à son tour donner naissance à des enfants noirs et devoir subir les même préjudices.

Les époux Williams avaient fait appel il y a quelques années à un établissement pour procéder à une insémination artificielle, le mari ne pouvant pas avoir d'enfant.

Des centaines de cas par année

Le couple Williams n'est pas un cas isolé en Grande-Bretagne. D'après les statistiques nationales, l'an dernier quelques 200 erreurs dans les inséminations ont eu lieu dans le pays.

De manière générale, 35 000 femmes britanniques font appel chaque année à la conception in vitro, soit 15 000 de plus qu'en 1995. Mais malgré ça, le nombre d'établissements qui proposent ce genre de traitement n'a pas augmenté.

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