Le coût de la propagande politique restera un secret
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Le coût de la propagande politique restera un secret

BERNE. Les socialistes ont voulu lancer hier un débat sur le financement des partis. La droite n'y a pas vu d'urgence.

Quel est le juste prix pour s'offrir une visibilité lors des élections fédérales? Des dizaines de milliers de francs, des millions? Impossible de répondre à cette question, les partis n'ayant aucune obligation légale de rendre des comptes sur leur budget de propagande politique. Le Parti socialiste a tenté hier de faire de ce manque de transparence un sujet électoral. Il s'est heurté au refus des partis bourgeois, qui n'ont pas voulu d'un déballage public urgent à quelques semaines des élections fédérales.

«La campagne électorale en cours prend des dimensions totalement inédites, notamment dans le domaine financier. Jamais autant d'argent n'aura été dépensé pour des élections fédérales», a déclaré hier la présidente du Groupe socialiste aux chambres fédérales Ursula Wyss. «Qui paie commande. Les électrices et les électeurs ont le droit de savoir qui subventionne qui», a-t-elle argumenté. Les socialistes voulaient que le Conseil national se saisisse durant cette session d'une initiative parlementaire de Roger Nordmann. Le Vaudois veut obliger les partis politiques, les comités de campagne, les organisations pratiquant le lobbying politique et les candidats aux élections à rendre publiques leurs sources de financement. Un sondage publié la semaine dernière par L'Hebdo révélait que 80,6% des Suisses sont favorables à la transparence.

mme

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