16.10.2020 à 10:07

GenèveLe Covid-19 fait tomber les passagers dans les trams et les bus

Depuis l’arrivée du virus, le nombre de chutes à bord des véhicules TPG a bondi. Selon le transporteur, les usagers hésitent à se tenir aux barres de crainte d’être contaminés.

de
David Ramseyer
Ne pas s’accrocher à la barre pour éviter une éventuelle contamination n’est pas forcément une bonne idée.

Ne pas s’accrocher à la barre pour éviter une éventuelle contamination n’est pas forcément une bonne idée.

KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Le coronavirus a des conséquences indirectes insoupçonnées sur les voyageurs des Transports publics genevois (TPG). Depuis le début de la pandémie en mars, l’entreprise constate «un nombre anormalement élevé de chutes» dans les bus et les trams, particulièrement lors de freinages appuyés. Alors qu’elle a fixé un indice de tolérance de 18 cas pour 10 millions de voyageurs, ce seuil a été largement dépassé (ndlr: 33 cas pour 10 millions de passagers en avril) lors d’un semi-confinement qui s’est pourtant accompagné d’une fréquentation anémique.

Et le phénomène dure: «Le mois passé, nous étions toujours dans le rouge à un niveau historiquement élevé ces cinq dernières années», énonce François Mutter, porte-parole des TPG. La crainte d’une contamination au Covid-19 expliquerait cette bizarrerie: «Sur la base d’images visionnées pour établir les causes de ces chutes, nous constatons en effet qu’une partie de notre clientèle se méfie désormais des barres d’appui de nos véhicules.»

Prévention à l’agenda

La régie relate que les bus et les trams sont régulièrement désinfectés, «de manière intensive». Elle rappelle aussi les bonnes pratiques pour éviter les risques de contagion: «Il faut se laver les mains avant d’entrer et de sortir des transports publics, et dans la mesure du possible, s’asseoir ou se tenir aux barres d’appui pour éviter de tomber, liste François Mutter. Il est également important de sécuriser les enfants et les poussettes, qui doivent être tenus durant tout le voyage.»

Face à une situation «insatisfaisante et suivie avec attention», les TPG ne comptent pas en rester là. Une campagne spécifique sur ce phénomène des chutes est prévue dès la semaine prochaine, avec la diffusion de visuels dans les véhicules. D’ailleurs, la saison s’y prête: «À l’automne, avec les conditions climatiques et les feuilles au sol, les voies sont plus glissantes pour nos véhicules, mais aussi pour le reste du trafic, souligne François Mutter. Du coup, les freinages peuvent être plus fréquents et plus appuyés que d’habitude.»

Un phénomène inconnu à Lausanne

Contrairement à leurs homologues du bout du lac, les Transports publics de la région lausannoise (TL) n’ont pas connaissance de chutes à répétition. «Aucune évidence statistique» ne permet de confirmer un phénomène analogue à celui décrit à Genève, indiquent-ils. À noter cependant: leurs bus ne sont pas équipés de caméras. Ce sont elles qui ont permis aux TPG d’analyser les circonstances des incidents. Les TL insistent néanmoins sur l‘importance «de bien se tenir aux supports pour prévenir des accidents». Ils en appellent aussi à la responsabilité des usagers afin d’empêcher la transmission du virus, notamment en se lavant les mains avant l’entrée et la sortie des véhicules, que les TL désinfectent régulièrement.

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407 commentaires
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Stromer

17.10.2020 à 18:48

Le mieux c’est d’aller en bagnole!

la Genevoise

17.10.2020 à 12:59

A quand les cours de savoir vivre dispensés aux contrôleurs billets TPG ? Surtout rappeler à ces gens, de se calmer avec leur 10 kilos de sacs velcro à la taille, qu'ils sont que des contrôleurs, et absolument pas des gendarmes. Merci.

Jennifer Perly

17.10.2020 à 12:57

Un bon réseau de TPG mais le soir, aux arrêts de campagne, vers la frontière, c'est beaucoup trop craignons pour une femme de prendre le bus. Donc tant pis, je continue en scooter ou en voiture.