«Le créateur du tchoukball n'a jamais pu voir un match»

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«Le créateur du tchoukball n'a jamais pu voir un match»

La première édition du tournoi international de beach-tchoukball s'est déroulée ce week-end à la place du Rhône. Ce jeu est né à Genève il y a trente-cinq ans.

Alors que les demi-finales battaient leur plein, hier après-midi, un homme couvait la compétition du regard depuis les gradins. «C'est impressionnant mais, à chaque fois que je vois un match de tchoukball, j'ai un pincement au cœur en me disant que le Dr Brandt (n.d.l.r.: le créateur du jeu) n'a jamais pu assister à un match de son vivant», raconte Michel Favre, président d'honneur de la Fédération internationale de tchoukball. Ce prof de mathématiques à la retraite a assisté le Dr Hermann Brandt dans l'élaboration de ce jeu en 1970.

Les premières parties se sont jouées dans la propriété de Brandt à Sézegnin. Le docteur, choqué par l'agressivité qui régnait dans le sport, cherchait un jeu qui défendrait les valeurs premières du sport. Impressionné par la pelote basque, il s'en inspirera pour créer son jeu, qui prendra le nom de «tchoukball» à cause du bruit du ballon rebondissant sur le cadre.

Le jeu ne doit sa survie, après la mort du docteur, en 1972, qu'à l'abnégation de Michel Favre. Il a développé ce sport à travers le monde. Il y a, actuellement, une quinzaine de fédérations nationales de tchoukball, et il est pratiqué dans une quarantaine de pays, dont l'Irak. Il est même enseigné dans les écoles taïwanaises. Ce week-end, ce sont les Taïwanaises, justement, qui se sont imposées chez les femmes, et les Britanniques chez les hommes.

Renaud Bournoud

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