Vaud: Le crédit était trop beau pour être vrai
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VaudLe crédit était trop beau pour être vrai

Une femme a cru à un miraculeux prêt de plusieurs centaines de milliers de francs. Au final, elle s'est fait plumer par des escrocs étrangers.

par
Christian Humbert

Ils l'ont encore plus enfoncée alors qu'elle croyait à leur aide. Françoise*, endettée à hauteur de 700 000 fr., a pensé qu'elle allait perdre sa maison sur la Riviera. C'est alors qu'une compatriote maghrébine l'a contactée via internet fin 2014: elle lui a assuré pouvoir l'aider grâce à un prêt de plusieurs centaines de milliers de francs. Pour ce faire, il lui est demandé de négocier avec K., un homme d'affaires ivoiro-­singapourien de 47 ans, qui doit étudier le dossier et examiner la demeure qui servira de garantie. Il exige cependant que les frais de déplacement et de logement soient pris en charge.

Françoise croit dur comme fer à ces promesses. Le 14 décembre, elle voit débarquer G., un Ivoirien de 45 ans qui se présente comme le collaborateur de K. L'homme prend des photos du logement et lui demande de se déplacer dans un hôtel de Genève. Là, elle rencontre K., qui lui montre une valise apparemment bourrée de billets. Il lui annonce que tout est en ordre pour le prêt, mais elle doit toutefois payer les 4000 euros pour les frais, ce qu'elle fait, sans rien voir venir. Les escrocs en profitent et lui demandent encore 15 000, puis 25 000 euros.

Flairant enfin l'arnaque, elle a finalement alerté la police. Les malfaiteurs ont été coincés par des agents lors d'un rendez-vous fixé à Chexbres (VD) pour la remise de l'argent.

*Prénom d'emprunt

Pincés, condamnés et déjà libres

Détenus durant 21 jours, les deux arnaqueurs ont été libérés en janvier 2015. Le couperet de la justice vient de tomber. G. et son complice ont respectivement écopé de 100 jours-amende avec sursis et de 150 jours-amende avec sursis. Le premier a reçu 600fr. d'amende et le second 900. Quelque 7000fr. de frais sont également à leur charge. Depuis, ils sont retournés en France, où ils vivent. Quant à Françoise, elle n'a pas souhaité commenter l'affaire.

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