Actualisé 04.02.2009 à 19:21

Quand les marchés se retourneront

Le Credit Suisse bien positionné

Le Credit Suisse se dit en mesure de relever les défis et de profiter des opportunités de croissance, grâce à des risques réduits, à des charges moindres et à une forte base en capitaux propres, dès que les marchés iront mieux, selon son patron Brady Dougan.

Les propos ressortent de la documentation d'une présentation du CEO mercredi lors du Financial Services Forum 2009, en Floride. Le Credit Suisse reste fidèle à son modèle de banque intégrée, selon Brady Dougan.

Le numéro deux bancaire helvétique a engagé l'an dernier 340 conseillers à la clientèle. Depuis janvier, 18 succursales ont été ouvertes dans quatre pays, indique également la documentation.

Actifs illiquides

Par ailleurs, Credit Suisse a réduit ses actifs illiquides avec détermination et n'en compte désormais plus que très peu dans son bilan, a affirmé Brady Dougan, lors de sa conférence aux Etats- Unis.

Le numéro deux de la banque en Suisse, qui publiera ses résultats le 11 février, a décliné toute aide de l'Etat, parvenant même à lever des capitaux auprès de ses actionnaires en octobre dernier.

«Nous avons réduits les risques et les actifs de sorte que nous sommes bien positionnés», a ajouté Brady Dougan. «Nous avons adopté une approche déterminée, saisissant chaque opportunité de vente. Nous avons tout simplement tout fait pour réduire les actifs illiquides.»

Brady Dougan a d'ailleurs précisé que Credit Suisse était en train de dénouer les positions de titres commerciaux adossés à des emprunts hypothécaires (commercial mortgage backed securities, CMBS).

«Les CMBS, un domaine dont nous avons été un important acteur (...) sont un domaine dont nous sommes en fait en train de nous retirer», a-t-il dit.

Modèle intégré

Brady Dougan a expliqué que le modèle d'affaires intégré restait la stratégie de base de la banque et que le groupe restait bien positionné pour profiter d'un éventuel retournement de tendance sur les marchés.

«Le modèle d'affaires intégré reste la base de la stratégie de la banque», a-t-il assuré. Il a estimé que la gestion de fortune, un des piliers du modèle de banque intégrée, a mieux résisté à la crise que les autres segments.

Quant à la banque privée, que Dougan juge également solide, elle est en bonne voie pour atteindre le nombre de 1000 nouveaux recrutements d'ici 2010.

Le directeur général s'attend à ce que la volatilité perdure et à ce que l'environnement macroéconomique soit défavorable. Il table également sur un ralentissement à court terme des activités de ses clients.

Selon lui, la clientèle a fui les produits complexes, alors que la transparence et la liquidité sont devenus de plus en plus importants. (ats)

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