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CoronavirusLe cri de ras-le-bol de la culture suisse

Le secteur culturel subit depuis plusieurs mois des restrictions sévères. Douze organisations exigent de la Confédération un versement plus rapide de l’aide pour les cas de rigueur, principalement pour les entreprises de prestations de services.

par
awa
Les salles de spectacles sont à l’arrêt.  (24heures/Odile Meylan)

Les salles de spectacles sont à l’arrêt. (24heures/Odile Meylan)

VQH

L’industrie de l’événementiel, du spectacle et du voyage a fait savoir son mécontentement aux autorités fédérales dans une lettre ouverte du 12 janvier 2021. «Tout le secteur souffre mais les entreprises fournissant des services techniques pour le son ou les lumières qui ne touchent pas de subventions, sont notamment exposées à un risque de faillite réel à court terme», explique Carmen Bender, secrétaire générale d’Artos, l’association des professionnels de la scène culturelle romande signataire de la missive.

La faîtière des organisateurs de concerts Swiss Music Promoters et celle des promoteurs suisses d’événements musicaux PromoterSuisse font aussi partie des douze associations signataires. Elles ont adressé ensemble trois demandes au président de la Confédération, Guy Parmelin, au conseiller fédéral Ueli Maurer et à la Secrétaire d’État du SECO, Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch: une uniformisation nationale des critères et des procédures de paiement des aides pour les cas de rigueur, un abaissement des critères d’éligibilité afin que toutes les entreprises concernées par l’interdiction soient soutenues et un paiement rapide sans trop d’obstacles administratifs.

Un chômage partiel pour les contrats à durée déterminée

La taskforce culture, rassemblant les intérêts des trois organisations faîtières Suisseculture, Cultura et le Conseil suisse de la musique, parle d’un coma artificiel dans un communiqué de mardi dernier. Elle souhaite notamment une indemnité de chômage partiel aussi pour les emplois à durée déterminée jusqu’à fin 2021 au moins.

«Dans les salles de concerts, les subventions couvrent 0 à 30% du budget annuel, le reste vient des consommations au bar et il est important de préciser que la majorité des employés des salles ont des contrats à durée déterminée», complète Anya Della Croce, membre de la taskforce culture et coordinatrice romande de Petzi, la Fédération des clubs et des festivals de musiques actuelles.

Presque 30’000 personnes de ce secteur sont fortement touchées par les conséquences financières du coronavirus a précisé la Berner Zeitung mardi soir.

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440 commentaires
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NEIN NEIN NEIN

14.01.2021 à 22:21

NON à la carte d'identité numérique. Votez NON le 7 mars 2021

a vendre peinture bio pour la ville de Genève bobo

14.01.2021 à 17:34

Moi je vais aussi me la jouer culture bobo assisté solidaire associatif participatif. Je prendrais une énorme toile sur lequel je feraiscaca partout. Ce sera de l'art contemporain solidaire écologique et durable. Ecolo surtout, car tout sera bio...garanti.

The Voice

14.01.2021 à 17:32

Si la culture suisse existait encore , on le saurait , encore une fake news pour réclamer des budgets qui iront à d'autres.