Violence faite aux femmes: Le CSA épingle France Télévisions et amende NRJ
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Violence faite aux femmesLe CSA épingle France Télévisions et amende NRJ

L'organe de surveillance de l'audiovisuel français a pris des mesures contre les deux groupes. Une séquence d'«On n'est pas couché» et un canular dans «C'Cauet» sont en cause.

Une séquence controversée d'«On n'est pas couché» avait opposé Christine Angot (gauche) à l'ex-députée EELV Sandrine Rousseau.

Une séquence controversée d'«On n'est pas couché» avait opposé Christine Angot (gauche) à l'ex-députée EELV Sandrine Rousseau.

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Le CSA a épinglé mercredi France Télévisions pour un «manquement» en matière de lutte contre les violences faites aux femmes. Il a également infligé à NRJ une amende d'un million d'euros pour des «insultes et des propos dégradants» visant une femme dans un canular de l'émission de Cauet.

France Télévisions a été «mise en demeure» pour la séquence controversée ayant opposé le 30 septembre la chroniqueuse Christine Angot à l'ex-députée EELV Sandrine Rousseau sur les violences faites aux femmes lors de l'émission de Laurent Ruquier «On n'est pas couché» sur France 2. Une «mise en demeure» est une décision préalable à une éventuelle sanction.

Choix de montage «trompeur»

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a notamment critiqué un «choix de montage trompeur» dans cette émission enregistrée, enlevant du montage final une séquence où Christine Angot quittait le plateau, mais conservant des séquences où «l'invitée n'a pu masquer son émotion» face aux «propos tenus par les deux chroniqueurs».

«Commentaires avilissants»

Concernant NRJ, le CSA a condamné la diffusion le 9 décembre 2016 dans l'émission «C' Cauet» d'un canular téléphonique «durant lequel les auteurs ont formulé des commentaires avilissants relatifs au physique d'une femme, victime du canular, ainsi que des insultes et des propos dégradants concernant sa vie intime».

Dans un communiqué, NRJ a annoncé «un recours devant le Conseil d'Etat contre la sanction d'un million d'euros qu'elle estime injuste et totalement disproportionnée». NRJ, première radio musicale, rappelle qu'elle «n'a jamais été sanctionnée dans de telles conditions en 36 ans, et qu'elle s'attache à promouvoir (...) les valeurs de l'égalité femmes-hommes, du respect d'autrui, de l'acceptation des différences et du vivre ensemble». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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