Togo: Le culte vaudou au secours du football national
Actualisé

TogoLe culte vaudou au secours du football national

Le président des prêtres vaudou du Togo a exhorté mercredi la Fédération togolaise de football à penser à des cérémonies traditionnelles pour «chasser les mauvais esprits».

Selon le président de la fédération togolaise, l'équipe serait victime d'un mauvais sort.

Selon le président de la fédération togolaise, l'équipe serait victime d'un mauvais sort.

Selon lui, ils sont responsables des drames qui ont endeuillé ces dernières années le football togolais. «Il y a trop de sang. Nous devons revenir à la chose de nos ancêtres: faire des cérémonies traditionnelles, car nous savons tous qu'en Afrique, lorsqu'une personne meurt par accident, on fait des cérémonies», a souligné Togbui Gnagblondjro III.

Le 3 juin 2007, treize membres de la délégation togolaise, dont un ancien ministre des Sports, avaient péri dans un accident d'hélicoptère en Sierra Leone, après un match de qualification de la Coupe d'Afrique des nations 2008 (CAN-2008).

Le 8 janvier 2010, le bus de la délégation togolaise de football a été mitraillé dans l'enclave de Cabinda, alors que la sélection nationale se rendait en Angola pour la phase finale de la CAN-2010. Deux membres de la délégation togolaise avaient péri des suites de leurs blessures. Le Togo s'était retiré de la compétition.

Il faut chasser le «Egoun»

Le 26 novembre 2011, six personnes ont été tuées et 26 blessées lorsque le bus qui transportait une délégation de l'Étoile Filante (1re division togolaise) de Lomé a pris feu après s'être renversé.

Selon le président des prêtres vaudou du Togo, «ce sont les esprits de ceux-là qui sont morts, qui nous poursuivent. Ils sont morts pour une cause nationale et rien n'est fait pour eux».

«C'est le Egoun (la divinité des morts brutales) qu'il faut chasser. Ces cérémonies comportent plusieurs étapes. Nous allons dans un premier temps, consulter les oracles, car ce sont eux qui nous dirons les démarches à suivre», a-t-il souligné.

«Les responsables de la FTF doivent nous approcher. Il faut absolument ces cérémonies, sinon, le football togolais aura toujours des problèmes», a averti Togbui Gnagblondjro III. (ats)

Ton opinion