Adèle Castillon: «Le Dalaï-lama s'est renseigné sur moi»
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Adèle Castillon«Le Dalaï-lama s'est renseigné sur moi»

Adèle Castillon est partie en Inde pour interviewer le chef spirituel des Tibétains. Une expérience qui l'a marquée.

par
Julienne Farine

A seulement 15 ans, la jeune youtubeuse a déjà plus de 400'000 abonnés à sa chaîne, a tourné dans un film avec Louise Bourgoin et Gilles Lellouche et a même interviewé le Dalaï-lama. Pas mal pour une adolescente qui est toujours à l'école. A l'occasion de sa venue en Suisse pour Le Royaume du Web, «20 minutes» lui a posé quelques questions.

Etre youtubeur, c'est un métier?

Pour le moment, c'est plus un passe-temps. C'est une activité qui a pris une très grosse ampleur dans ma vie, mais j'ai 15 ans je suis toujours à l'école. Je n'ai pas encore vraiment de métier.

Vous êtes à l'affiche du film «Sous le même toit». Comment passe-t-on de YouTube au grand écran?

YouTube n'est pas du tout un tremplin, en tout cas pas pour moi. Ca m'a peut-être aidée dans ma confiance en moi. Quand j'avais 11 ans, j'ai passé un casting pour le film «Lou!», mais ça n'avait pas marché. Et la directrice de casting que j'avais rencontrée m'a recontactée quatre ans plus tard parce qu'elle avait vu mon compte Instagram. Elle m'a demandé si je voulais faire le casting de «Sous le même toit» et j'ai dit pourquoi pas? Et ça a marché.

Vous pensez arrêter les vidéos maintenant que vous faites du cinéma?

Non, je ne me dis pas ça. Je fais une vidéo quand j'en ai envie, quand j'ai la motivation et surtout l'inspiration.

Est-ce qu'on joue un rôle sur YouTube?

Je pense qu'on se crée un personnage, mais pour ma part, c'est un personnage qui est très proche de la réalité. J'accentue juste quelques petits côtés. Par exemple, le côté un peu insolent. J'essaie d'être moi, mais de pousser quelques petits détails.

Pensez-vous être un modèle pour les adolescents?

Je n'aime pas me voir comme un modèle, mais vu ma communauté, il y a forcément des personnes qui s'identifient à moi. Je rencontre souvent des gens qui me le disent. Je sens que j'ai une responsabilité.

Le 19 avril 2017, vous avez rencontré le Dalaï-lama. Comment est-ce arrivé?

C'est une idée un peu folle qui nous est venue à Anaïs Deban, Valentin Reverdi et moi. On s'est dit que ce serait fou d'aller interviewer le Dalaï Lama, de représenter la jeunesse et d'aller lui parler et qu'il apporte un message direct aux jeunes. On a écrit une lettre d'intention qu'il a lue et il a adoré le projet. On est donc allé jusqu'à Dharamsala, en Inde, et on l'a rencontré.

Comment s'est passée la rencontre?

C'était incroyable! Je pense que ça va rester gravé à vie dans ma mémoire. C'était hyper impressionnant. C'est un homme qui a une telle prestance, une telle simplicité et il a son côté humain qui ressort. On se sent hyper «waouh»!

Il regarde des vidéos sur YouTube?

Je ne sais pas, mais il savait qui j'étais et ce que je faisais. Il s'était renseigné sur moi.

Qu'avez-vous retiré de cette interview?

Plein de messages sur l'avenir, sur la jeunesse. Le futur nous appartient, on a une responsabilité, la responsabilité universelle. La planète nous appartient. A la fin de l'interview, qui sera diffusée bientôt sur internet, il adresse un très beau message à la jeunesse du monde entier.

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