Actualisé 10.08.2007 à 17:20

Le déchaînement mortifère du temps

NEW DELHI - Les autorités indiennes ont annulé les congés des médecins et ont continué à envoyer de la nourriture, de l'eau potable et des médicaments dans les zones touchées, où la mousson a tué au moins 575 personnes ces deux dernières semaines, selon un bilan revu à la hausse vendredi.

Depuis le début de la mousson en juin, plus de 2.000 personnes sont mortes en Asie du Sud: plus de 1.550 en Inde, 226 au Bangladesh, 92 au Népal et au moins 222 au Pakistan. Dans ces pays, les rivières ont inondé champs et villages, privant 19 millions d'habitants de leur maison, ont annoncé les autorités.

La pluie a quelque peu faibli, mais l'eau qui stagne a commencé à provoquer des maladies et des infections, notamment dans les Etats indiens de l'Uttar Pradesh et du Bihar.

Le directeur général des services de santé de l'Uttar Pradesh a rapporté que les médecins avaient déjà dû soigner plus de 1.500 personnes pour des diarrhées liées à de l'eau contaminée. Une association humanitaire affirme qu'il y aurait 20.000 malades et que les médicaments manquent.

Au Bangladesh, 1.400 cas de diarrhée ont été diagnostiqués la semaine dernière, selon l'Organisation mondiale de la santé. Au Népal, la Croix-Rouge a recensé 127.000 déplacés à cause des inondations et des glissements de terrain.

AP

lp/v0 (ap)

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