France: Le départ de Jean-Marie Le Pen souhaité même au FN
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FranceLe départ de Jean-Marie Le Pen souhaité même au FN

Le fondateur du Front national n'est plus en odeur de sainteté, même chez les militants du parti, selon un sondage réalisé après ses dernières déclarations.

Les sympathisants FN sont 67% à souhaiter son départ.

Les sympathisants FN sont 67% à souhaiter son départ.

67% des sympathisants du Front national (FN) se disent favorables au départ de Jean-Marie Le Pen du parti, tandis que 74% d'entre eux estiment que sa présence médiatique est plutôt un handicap pour le parti, selon un sondage Ifop pour «Dimanche Ouest-France». «Après les propos de Jean-Marie Le Pen dans l'émission de Jean-Jacques Bourdin sur RMC Info et sur BFM TV, puis son interview dans l'hebdomadaire «Rivarol», le Front national se trouve une nouvelle fois plongé dans la crise», estime l'Ifop.

Selon ce sondage 62% des Français (et 74% parmi les sympathisants FN) estiment que le statut de président d'honneur et la capacité à s'exprimer régulièrement dans les médias de Jean-Marie Le Pen constituent un handicap pour le parti. Seulement 6% (8% parmi les sympathisants) y voient un avantage.

«Dans ce contexte marqué par une succession de sorties médiatiques provocatrices de Jean-Marie Le Pen, 38% des Français seraient favorables à ce qu'il quitte le Front National», note l'institut, contre 6% qui s'y disent opposés et 56% d'indifférents.

Les sympathisants FN sont beaucoup plus sévères et ils sont 67% à souhaiter son départ, contre 7% qui s'y disent opposés et 26% qui se disent indifférents, «ce qui masque sans doute le trouble suscité par le fait que, si ses prises de positions ne sont pas partagées et sont même condamnées, il demeure à leurs yeux le leader historique du mouvement», estime l'Ifop.

Ce départ «pourrait permettre au parti d'élargir son audience dans la mesure où 17% des 80% de Français n'ayant pas voté pour le Front national, ni à la présidentielle, ni aux européennes, pourraient être incités à voter pour un Front national dont Jean-Marie Le Pen ne ferait plus partie», relève l'institut.

Ainsi «5% de ces 80% se diraient même tout à fait incités, ce qui, ramené à l'ensemble du corps électoral représente 4%, soit une marge de progression non négligeable», note l'Ifop.

Sondage réalisé par questionnaire autoadministré en ligne du 8 au 10 avril auprès d'un échantillon de 982 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas. (afp)

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