Votations - Argovie: Le dialecte devient la seule langue d'enseignement
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Votations - ArgovieLe dialecte devient la seule langue d'enseignement

L'enseignement en «Hochdeutsch» sera supprimé dans les classes d'école enfantine argoviennes, au profit du suisse-allemand.

par
lgü

Les citoyens du canton ont approuvé dimanche une initiative des Démocrates suisses en ce sens. Les Zurichois ont adopté une initiative similaire il y a trois ans. Les Argoviens ont dit «oui» au texte à une majorité de 55,51%. Le taux de participation s'est élevé à 55,21%.

En approuvant l'initiative populaire «Oui au dialecte à l'école enfantine», les citoyens ancrent dans la loi l'obligation de principe faite aux enseignants de l'école enfantine de s'exprimer uniquement en suisse-allemand durant les heures d'enseignement. La langue parlée et les dialectes font partie de la culture suisse et renforcent l'identité, soutenaient les initiants.

Malgré la réduction de l'allemand

Ces derniers avaient refusé de retirer leur texte, alors même que le gouvernement argovien a fait un pas dans leur direction. Dès la prochaine rentrée, le temps d'enseignement en «bon allemand» à l'école enfantine devait en effet être limité à un tiers de l'ensemble des heures. L'exécutif a fixé cette règle dans le plan d'étude qui jusqu'ici prescrivait une répartition égale entre les deux langues.

Le gouvernement et le parlement argoviens avaient clairement rejeté l'initiative des Démocrates suisses. Mais les initiants ont bénéficié d'une vague de défiance qui surgit dans plusieurs cantons alémaniques par rapport à l'enseignement en «bon allemand» à l'école enfantine.

Echecs à Lucerne, Soleure et Glaris

En mai 2011, les citoyens zurichois ont ainsi approuvé une initiative populaire largement similaire. Le même jour, ceux de Bâle-Ville ont dit «oui» à la fois à une initiative pour le dialecte à l'école enfantine et à un contre-projet fixant «des objectifs égaux» aux deux langues. Dans la question subsidiaire, ils ont donné la priorité au contre-projet.

Les Lucernois ont rejeté en septembre dernier une initiative des jeunes UDC. Ils lui ont préféré un contre-projet qui fixe le cadre de la cohabitation entre le suisse-allemand et le «Hochdeutsch». La Landsgemeinde de Glaris a, elle aussi, refusé il y a un an une proposition donnant le monopole au dialecte. En terres soleuroises, une initiative de ce type n'a pas réuni suffisamment de signatures. (lgü/ats)

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