Actualisé 27.07.2012 à 17:43

Didier Bukhalter au Liban

«Le dialogue est préférable à la guerre »

En visite à Beyrouth vendredi et samedi, le conseiller fédéral Didier Burkhalter a témoigné sa solidarité envers les efforts des Libanais qui accueillent les réfugiés syriens.

Le chef de la diplomatie suisse s'est dit favorable à une solution en Syrie qui inclut toutes les parties.

Didier Burkhalter a rencontré son homologue Adnan Mansour, le président libanais Michel Sleiman, ainsi que le président du Parlement Nabih Berri vendredi à Beyrouth.

«La Suisse désire témoigner sa solidarité envers les efforts fournis par les Libanais pour accueillir les réfugiés syriens», et M. Burkhalter a constaté en retour que l'aide suisse dans la région est très appréciée, a déclaré le porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), Jean-Marc Crevoisier.

En fin de journée, le conseiller fédéral devait s'entretenir avec les responsables suisses de l'aide humanitaire aux réfugiés syriens au Liban.

Augmentation de l'aide

Par l'intermédiaire de la Direction du développement et de la coopération (DDC), Berne a récemment augmenté de deux millions de francs son budget humanitaire lié à l'ensemble de la crise syrienne, qui dépasse désormais les dix millions de francs.

«Cette aide passe par le Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le Programme alimentaire mondial (PAM), ainsi que l'aide directe aux familles libanaises qui accueillent des réfugiés», a précisé Jean- Marc Crevoisier.

Punir l'ensemble des crimes

M. Burkhalter a plaidé pour que la situation en Syrie soit réglée par des solutions politiques et s'est dit favorable à une solution qui inclut toutes les parties, selon son porte-parole.

La Suisse est «réputée pour ses bons offices. Nous souhaitions rappeler par notre présence que nous sommes prêts à jouer un rôle» dans la résolution des conflits qui agitent la région, a indiqué le conseiller fédéral vendredi soir sur les ondes de l'émission «Forum» de la Radio Télévision Suisse (RTS).

Par ailleurs, la Suisse tient à ce que les exactions commises en Syrie ne soient pas impunies. Se disant peu optimiste sur l'avenir de la Syrie, le chef de la diplomatie a affirmé que le seul moyen de freiner les exactions est de «montrer que les actes criminels, d'où qu'ils viennent et quels qu'ils soient, soient punis».

Dans cette optique, la Confédération va oeuvrer pour que la Cour pénale internationale ouvre des enquêtes sur les crimes contre l'humanité. «L'idée de la lutte contre l'impunité a été comprise par nos interlocuteurs, pour autant qu'elle inclue l'ensemble des crimes», a estimé M. Crevoisier.

«Les discussions entreprises à Beyrouth ont permis de mieux comprendre la position du Liban», qui se doit de garder une certaine neutralité pour préserver son unité, a-t-il ajouté.

JO de Londres

Samedi matin, le chef du DFAE présentera le travail de la DDC, ainsi que les conséquences de la crise syrienne sur ce travail, avant un entretien à Beyrouth avec Ninette Kelly, directrice du programme régional de l'UNHCR.

Didier Burkhalter devrait s'envoler pour Chypre lundi pour s'entretenir avec la cheffe de la diplomatie Erato Kozakou- Marcoullis, avant de se rendre en Grande-Bretagne. Il doit y rencontrer mercredi 1er août son homologue William Hague. La crise syrienne et la politique européenne de la Suisse devraient être au menu de ces deux visites.

M. Burkhalter doit ensuite célébrer la Fête nationale à la «Maison de la Suisse» érigée à l'occasion des Jeux olympiques (JO) d'été. (ats)

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