Actualisé 17.05.2017 à 13:43

Berne

Le DJ Christopher S. encore dans de sales draps

L'artiste, condamné fin 2016 pour avoir payé des hommes afin qu'ils mettent le feu à ses 13'000 disques, a de nouveau des ennuis avec la police. Une femme a porté plainte contre lui pour escroquerie.

de
20 Minuten/ofu

Le DJ Christopher S., autrefois très connu dans toute la Suisse, n'arrête pas de faire parler de lui. Condamné en novembre dernier à 6 ans de prison pour incitation à commettre un incendie criminel et tentative de fraude à l'assurance, il a une nouvelle fois des ennuis avec la justice, révèlent mercredi nos collègues de «20 Minuten».

L'artiste, qui se trouve actuellement en liberté après avoir fait recours contre sa condamnation de l'an dernier, a dû se rendre mardi après-midi au poste de police à Berne pour un interrogatoire. G.V., âgée de 44 ans, l'accuse notamment de tromperie et d'escroquerie. Nos confrères rappellent toutefois que Christopher S. bénéficie pour l'heure de la présomption d'innocence.

«J'avais un mauvais pressentiment»

La quadragénaire, domiciliée dans le canton de Berne, a déposé plainte contre le DJ auprès du Ministère public de Berne-Mittelland. La femme estime avoir été escroquée de plusieurs dizaines de milliers de francs en achetant une maison de l'artiste, en 2011 à Münsingen. En 2015, la plaignante avait en effet reçu un courrier de l'administration des contributions lui signalant que Christopher S. n'avait toujours pas payé son impôt sur les gains immobiliers de 167'544, 85 francs ainsi que plus de 10'000 francs d'intérêts moratoires. En tant que nouvelle propriétaire du bien, c'était à elle de payer cette somme d'argent dans les 30 jours, affirmait la lettre.

«Dès le début, j'avais un mauvais pressentiment vis-à-vis de lui. Mais je suis tombée des nues en recevant cette lettre», explique G.V. à «20 Minuten». La quadragénaire assure avoir essayé, avec l'aide de son avocat, d'inciter le DJ à payer ses dettes. Mais pour finir, c'est elle qui a dû s'acquitter de la somme. Pour cela, elle a dû emprunter de l'argent à son compagnon.

«Enquête préliminaire»

Contactée, l'avocate de l'artiste, Simone Gasser, estime de son côté qu'aucune infraction n'a été commise: «Mon client ne veut pas encore s'exprimer sur l'affaire car il s'agit actuellement uniquement d'une enquête préliminaire.»

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