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Bruit des avions«Le document de Davos est très imprécis»

Le ministre des transports du Bade-Wurtemberg est mécontent de l'accord entre Berne et Berlin au sujet du conflit lié au bruit des avions en descente vers Zurich.

Winfried Hermann, ministre des transports du Bade-Wurtemberg, reproche au ministre allemand des transports de ne pas l'avoir consulté avant la signature de la déclaration d'intention entre Berne et Berlin concernant le bruit des avions à Zurich. Il exige une diminution des avions survolant le Land allemand.

Winfried Hermann estime également que l'Allemagne fait trop de concessions dans la déclaration d'intention, signée fin janvier au Forum économique de Davos entre la ministre des transports Doris Leuthard et son homologue allemand Peter Ramsauer.

Document «imprécis»

Le ministre du Bade-Wurtemberg critique, dans une interview publiée mardi dans la «Neue Zürcher Zeitung», également le fait que le nombre des avions survolant les régions allemandes avant leur phase d'atterrissage à Kloten n'ait pas été précisément limité. «Le document de Davos est très imprécis», souligne-t-il.

Winfried Hermann exige une limitation du nombre des atterrissages à un chiffre maximal de 80'000. Il ne s'agit pas d'une question de pouvoir, «mais de bruit, et cela ne se mesure pas seulement en terme de décibels et de tableaux». Une solution ne peut être trouvée qu'en se concentrant sur le nombre des atterrissages.

Selon la déclaration d'intention qui doit se concrétiser en un accord qui sera signé à l'été 2012, la Suisse réduira son trafic aérien au-dessus du sud de l'Allemagne depuis l'aéroport de Kloten (ZH). Mais la conseillère fédérale avait indiqué ne pas disposer de chiffres précis. En contrepartie, Berne a obtenu davantage de vols en matinée et soirée.

Visite de Doris Leuthard

En 2003, l'Allemagne avait interdit aux avions atterrissant à l'aéroport de Zurich de survoler le sud du pays, le Bade-Wurtenberg, aux aurores et en fin de soirée en raison des nuisances sonores. La Suisse avait fait recours auprès de la Cour de justice de l'Union européenne, qui avait estimé en 2010 que la mesure de Berlin était «proportionnée».

La conseillère fédérale Doris Leuthard s'est rendue début février à Stuttgart pour y rencontrer le ministre-président du Land du Bade-Wurtemberg Winfried Kretschmann. Elle y avait notamment expliqué les grandes lignes de la déclaration d'intention.

(ats)

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