Actualisé 21.02.2014 à 17:49

Sotchi 2014Le dopage s'invite aux Jeux de Sotchi

A deux jours du terme des compétitions, les JO de Sotchi ont été rattrapés par deux cas de dopage: l'un touche une biathlète de premier plan, l'Allemande Evi Sachenbacher-Stehle, l'autre concerne un pousseur-freineur du bobsleigh à quatre italien.

L'équipe italienne de bobsleigh à quatre est également concernée par le dopage.

L'équipe italienne de bobsleigh à quatre est également concernée par le dopage.

«Je vis le pire des cauchemars (...) J'ai fait contrôler mes compléments alimentaires par des laboratoires et le fabricant m'a assuré qu'ils ne contenaient aucun produit prohibé», a expliqué sur son site internet Evi Sachenbacher-Stelhe qui, après plusieurs heures de rumeurs et de confusion, a reconnu elle-même qu'elle avait été contrôlée positive, le 17 février après la mass-start.

Agée de 33 ans, la biathlète avait terminé à la 4e place de la mass-start et à la 4e place du relais mixte, mais ne figurait pas, à la surprise générale, sur la liste des participantes au relais dames programmée vendredi et remportée par l'Ukraine.

Exclue des JO

Le Comité olympique allemand (DOSB) a annoncé en début de soirée que Sachenbacher-Stehle avait été exclue des JO et qu'elle avait été renvoyée en Allemagne après son audition par la Commission juridique du Comité international olympique (CIO).

En milieu de matinée, le DOSB avait annoncé que les résultats d'un contrôle antidopage d'un de ses athlètes présents à Sotchi étaient anormaux, sans préciser le nom ou la discipline concernée.

«Le DOSB a été informé jeudi soir à 21h30 par le Comité international olympique (CIO) que l'échantillon A d'un membre de la délégation allemande avait donné des résultats anormaux», avait indiqué le DOSB.

La chaîne de télévision allemande ARD a ensuite révélé que l'athlète était Sachenbacher-Stehle.

Sachenbacher-Stehle n'est pas n'inporte qui: avant de se mettre au biathlon en 2011, elle a remporté en ski de fond cinq médailles olympiques dont deux titres en sprint par équipes (2010) et en relais (2002).

La contre-expertise confirme

Lors des JO 2006, elle avait écopé d'un interdiction de compétition de cinq jours en raison d'un hématocrite trop élevé.

Le porte-parole de la Fédération allemande de ski (DSV), Stefan Schwarzbach, a indiqué dans l'après-midi que la contre-expertise avait confirmé les résultats de l'échantillon A.

Le produit incriminé serait un stimulant qui, selon M. Schwarbach, «pourrait possiblement» provenir d'un complément alimentaire contaminé.

Positif au dyméthylpentylamine

L'autre cas concerne un membre de l'équipe italienne de bobsleigh à quatre, William Frullani, qui a été aussitôt exclu des JO par le Comité olympique italien (Coni).

«Le Coni a été informé par le Comité international olympique d'un contrôle antidopage positif au dyméthylpentylamine (stimulant) concernant William Frullani, lors d'un prélèvement réalisé au village olympique le 18 février», a précisé le Coni dans un communiqué.

Un troisième cas évoqué

La contre-expertise demandée par l'athlète de 34 ans a là aussi confirmé le résultat de la première analyse.

Un troisième cas pourrait être révélé dans les prochaines heures qui pourrait, selon la presse russe, concernait un(e) athlète ukrainien(ne).

Les JO 2014 avaient jusque là été épargnés par les affaires de dopage. Le CIO avait indiqué en préambule des JO de Sotchi qu'un programme sans précédent de contrôles antidopage serait réalisé avec 2453 contrôles dont 1269 pre-compétitions, soit 400 de plus qu'en 2010.

jr/el/ep (afp)

Les haltérophiles grecs privés de JO réhabilités au bout de six ans

Six ans après les JO de Pékin, la justice grecque a blanchi vendredi de l'accusation de dopage onze haltérophiles et leur entraîneur qui avaient été privés de compétition, réduisant à néant les espoirs de médaille grecque dans cette discipline phare, a indiqué l'agence de presse ANA (semi-officielle). L'entraîneur national de l'équipe d'haltérophilie Christos Iakovou encourait cinq ans de prison pour trafic et usage de stéroïdes par ses onze athlètes également poursuivis.

Les sportifs avaient été contrôlés positifs en avril 2008, à trois mois des jeux Olympiques de Pékin. La Fédération internationale d'haltérophilie (IWF) avait sanctionné la Grèce en réduisant son quota pour la compétition de huit à quatre haltérophiles.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!