Finale de la CAN: Le drame ou le succès comme motivation
Actualisé

Finale de la CANLe drame ou le succès comme motivation

Les Chipolopolos de Zambie veulent le trophée pour honorer la mémoire de leurs devanciers, morts dans un accident d'avion en 1993. La Côte d'Ivoire espère, vingt ans après son seul sacre continental.

par
Abdoulaye Penda Ndiaye
Qui de Drogba (à gauche) ou Mayuka soulèvera la coupe dimanche soir?

Qui de Drogba (à gauche) ou Mayuka soulèvera la coupe dimanche soir?

Une équipe de Zambie new-look, formée de «réservistes» à l'exception de son capitaine Kalusha Bwalya, avait captivé et émerveillé l'Afrique en 1994. Par ses qualités techniques certes mais aussi par ses ressources mentales, cette formation que personne n'attendait avait atteint la finale de la CAN. Une performance inattendue et d'autant plus admirable qu'onze mois plus tôt, l'avion au bord duquel se trouvaient dix-huit joueurs de l'équipe nationale de Zambie s'était crashée, à Libreville. La star de l'équipe, Kalusha Bwalaya (actuel président de la Fédération), échappa à cette tragédie grâce à son club d'alors, le PSV Eindhoven, qui l'avait retenu aux Pays-Bas pour un match important.

Dimanche, en disputant la finale au Stade de l'Amitié de Libreville - situé non loin du lieu du drame -, les Chipolopolos ont pour objectif de ne pas rater un nouveau rendez-vous avec l'histoire. «Nos joueurs vont honorer la mémoire de ceux qui sont partis », a déclaré le président de la Fédération zambienne de football.

De Dakar 1992 à Libreville 2012

Seulement voilà: quand il le faut, les Eléphants de Côte d'Ivoire savent, eux aussi, puiser dans les souvenirs pour trouver une source supplémentaire de motivation. En 1992, ils avaient obtenu leur seul sacre continental, en venant à bout du Ghana - privé de Abédi Pelé, suspendu - , au bout d'une finale marquée par d'interminables tirs au but (11-10). Après avoir raté de peu le titre en 2006, contre l'Egypte, les Eléphants annoncent que cette CAN est la leur. Vingt ans après Gadji Celi, Didier Drogba rêve de soulever la coupe. L'entraîneur François Zahoui, lui, ne manque aucune occasion pour signaler qu'il a la même vision du football que Yéo Martial. Yéo Martial, le sélectionneur qui avait conduit les Eléphants au succès il y a 20 ans.

Ton opinion