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Cour suprêmeLe droit à l'avortement en danger aux Etats-Unis

Le président américain annoncera son candidat pour le poste vacant de la Cour Suprême dès le 9 juillet prochain.

Donald Trump dévoilera le nom du remplaçant d'Anthony Kennedy (droite) le 9 juillet prochain, et ce pourrait être une femme.

Donald Trump dévoilera le nom du remplaçant d'Anthony Kennedy (droite) le 9 juillet prochain, et ce pourrait être une femme.

AFP

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi qu'il révélerait le nom de son candidat pour le neuvième siège crucial de la Cour suprême le 9 juillet, en affirmant qu'il pourrait nommer une femme.

«J'ai réduit à environ cinq» le nombre de choix potentiels, parmi lesquels figurent deux femmes, a dit le président américain aux journalistes à bord d'Air Force One, en précisant qu'il s'entretiendrait avec un ou deux d'entre eux ce week-end et qu'il ne leur demanderait pas leur position sur le droit à l'avortement.

«C'est un groupe de juges très talentueux, brillants, conservateurs pour la plupart», a-t-il déclaré. «Ils me plaisent tous». Après les visites attendues ce week-end, le processus de sélection commencera à plein à partir de lundi, a-t-il expliqué. Au total, «je m'entretiendrai probablement avec six ou sept» personnes, a poursuivi Donald Trump.

Mariage homosexuel, discriminations raciales, peine de mort, controverses électorales, port d'arme, poids des syndicats: la Cour suprême tranche les plus grands débats de société aux Etats-Unis.

Opposition à l'avortement

La retraite du juge de la cour suprême Anthony Kennedy pourrait ainsi annoncer la fin du droit universel à l'avortement aux Etats-Unis. Le président Donald Trump devrait en effet le remplacer par un conservateur opposé à «Roe v. Wade», la décision légalisant l'IVG au niveau national en 1973.

«Je suis très inquiète. Il y a un très grand risque que 'Roe contre Wade' soit mis en pièces par le prochain juge nommé à la cour suprême», a déclaré à l'AFP Gloria Allred, avocate spécialisée dans les droits des femmes.

La sénatrice de gauche Elizabeth Warren voit dans la nomination du futur juge la «bataille d'une vie» qui déterminera l'avenir de la société américaine pour peut-être des décennies. A l'inverse, les anti-avortement crient victoire, à l'instar de la militante Lila Rose qui anticipe «la fin de l'horrible et immorale décision de 1973».

D'après le cabinet Pew Research, 57% des Américains soutiennent le droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), mais 40% - et quasiment tous les évangélistes, mormons, etc - sont pour son interdiction.

Bataille féroce

La bataille s'annonce féroce au Sénat, qui devra ensuite confirmer son choix par un vote à l'automne. Les républicains n'y détiennent qu'une très courte majorité face à l'opposition démocrate qui redoute de voir basculer fermement du côté conservateur la haute cour. Il s'agit de remplacer le juge Anthony Kennedy, qui a annoncé mercredi qu'il prendrait sa retraite. Nommé en 1987 par Ronald Reagan, il a souvent joué un rôle d'arbitre entre quatre sages progressistes et quatre conservateurs. D'où l'importance cruciale du choix du nouveau juge.

Interrogé vendredi sur l'arrêt Roe v. Wade qui a légalisé l'avortement en 1973 dans tous les Etats-Unis, Donald Trump a affirmé, à propos de ses entretiens à venir: «Je ne leur poserai pas cette question».

Les sénateurs démocrates pourraient refuser d'auditionner

Parmi les candidats pressentis, le sénateur républicain de l'Utah, Mike Lee, âgé de 47 ans, apparaît comme l'un des favoris. «Il a dit qu'il aimerait bien ce poste, ils ne disent pas ça d'habitude», a remarqué le président américain.

Les sénateurs républicains avaient rompu avec la tradition en refusant, en 2016, d'auditionner pendant de longs mois le magistrat sélectionné par le président démocrate sortant Barack Obama pour remplacer l'utra-conservateur Antonin Scalia, après son décès.

Après la victoire de Donald Trump à la présidentielle en novembre 2016, le républicain a pu désigner un juge conservateur à la place, Neil Gorsuch, qui siège depuis 2017. Les chefs démocrates estiment que ce même argument vaut pour la prochaine nomination, puisqu'un tiers du Sénat est en jeu aux élections parlementaires de novembre. (nxp/ats/afp)

Donald Trump dément envisager sortir de l'OMC

Le président américain Donald Trump a démenti vendredi avoir l'intention de retirer les Etats-Unis de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC). «Je n'envisage pas de retrait», a-t-il affirmé depuis l'avion présidentiel Air Force One, interrogé sur des informations de presse selon lesquelles il examinait la possibilité de claquer la porte de l'organisation.

(NewsXpress)

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