Actualisé 21.03.2017 à 16:47

BerneLe «faux dentiste» comparaît encore une fois

Le quinquagénaire qui avait provoqué des lésions corporelles graves à certaines patientes demande une révision de sa peine.

Le technicien dentiste a été condamné à quatre ans et demi, en première instance. (Photo d'illustration)

Le technicien dentiste a été condamné à quatre ans et demi, en première instance. (Photo d'illustration)

Keystone

Le technicien dentaire biennois condamné en première instance à quatre ans et demi de prison pour s'être fait passer durant des années pour un médecin-dentiste a comparu mardi devant la Cour suprême bernoise. Son mandataire a plaidé en faveur d'une peine pécuniaire avec sursis.

Pour l'avocat de la défense, le verdict rendu en première instance en mars 2016 peut être considéré comme arbitraire sur plusieurs points. Il estime également qu'il a été rendu sous la pression des médias. Son client n'est pas un monstre, a-t-il déclaré.

Interdiction d'exercer

Le technicien dentaire de 54 ans s'est juste rendu coupable de violation de la loi sur les produits thérapeutiques, a affirmé la défense. Le prévenu doit donc être libéré de toutes les autres accusations.

Pour le Ministère public, la Cour suprême doit au contraire confirmer la culpabilité et la peine de 54 mois de prison. La justice doit aussi confirmer l'interdiction d'exercer, ainsi que le maintien en détention. Le verdict est attendu vendredi.

Lésions corporelles graves

Le Tribunal régional Jura bernois-Seeland avait reconnu ce Suisse coupable de lésions corporelles graves, de lésions corporelles simples et d'escroquerie par métier. Il s'était montré plus sévère que le Ministère public. La défense avait requis l'acquittement.

Pour le tribunal de première instance, cet homme a pratiqué durant des années des traitements inappropriés qui ont entraîné de graves complications chez des patients. Deux plaignantes n'avaient pas pu retenir leurs larmes lors d'une première audience.

A l'issue de la lecture du jugement, le président du tribunal avait ordonné la détention pour des motifs de sûreté de l'accusé. Une demande de remise en liberté a été refusée en novembre par le Tribunal fédéral en raison d'un pronostic «très défavorable». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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