Afrique du Sud: Le faux interprète avoue des accès de violence

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Afrique du SudLe faux interprète avoue des accès de violence

Après sa prestation fantaisiste en langue des signes, lors de l'hommage à Mandela, l'homme a admis qu'il était en proie à des crises. Il aurait déjà commis une prise d'otages.

par
arg/ats
Thamsanqa Jantjie est resté sur l'estrade, aux côtés des grands de ce monde, pendant près de cinq heures.

Thamsanqa Jantjie est resté sur l'estrade, aux côtés des grands de ce monde, pendant près de cinq heures.

Dans une interview diffusée ce jeudi par les médias sud-africains, Thamsanqa Jantjie, a laissé entendre que ses accès de schizophrénie s'étaient accompagnés d'actes brutaux. «Parfois, je réagis violemment. Je vois des choses qui me pourchassent», a expliqué l'homme de 34 ans qui s'était livré à des traductions incompréhensibles en langues des signes lors de l'hommage à Nelson Mandela, mardi. Quand l'intervieweur lui a demandé ce qu'il entendait par «violence», il s'est contenté de préciser «très violent», sans en dire davantage.

«J'ai vu des anges»

L'homme, qui a passé cinq heures aux côtés des plus grands chefs d'Etat de la Planète, dont Barack Obama, a expliqué avoir senti qu'une crise débutait quand il a «vu des anges arriver dans le stade». Il aurait alors perdu ses moyens, mais gardé sa place afin de «ne pas embarrasser [s]on pays». Ironie du sort, le jour même de l'hommage, Jantjie était attendu pour un checkup dans une clinique psychiatrique, afin d'évaluer son traitement. Il aurait subi plusieurs hospitalisations, dont une fois pendant 19 mois, en 2006.

Prise d'otage

Selon «The Guardian», qui cite la presse sud-africaine, Jantjie avait travaillé pour le Ministère de la Justice sud-africain pendant quatre ans. Jusqu'à ce qu'il prenne en otage un membre du personnel en le menaçant avec une brique. Il est aussi sous enquête pour une fraude portant sur 1,5 millions de rands (plus de 120'000 francs). Avant sa prestation calamiteuse de mardi, Jantjie avait déjà été remarqué lors d'autres événements de l'ANC, notamment son centenaire en janvier 2012. Un rapport avait été envoyé au gouvernement, mais il était resté au placard.

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