Actualisé 02.10.2008 à 20:01

Ligue des champions

Le FC Bâle ne surprend plus personne en Europe

Dans la nuit lisboète, le beau rêve européen du FC Bâle a pris des allures de mirage, mercredi.

de
Marc Fragnière, Lisbonne

Le 28 août, lors du tirage au sort de la phase des groupes de la Champions League, Christian Gross et son escouade s'étaient pris à rêver de jouer les trouble-fête dans la cour des grands. «Le meilleur FCB de tous les temps», ainsi que le décrit la bailleuse de fonds Gigi Oeri, est redescendu sur terre. La fabuleuse aventure de 2002, lorsque les frères Yakin, Rossi et Gimenez avaient bousculé les grands d'Europe, demeurera – sauf énorme surprise – sans suite.

Partie prenante de cette épopée, les Ergic, Chipperfield et Huggel n'ont plus que le droit de se souvenir de ces temps désormais révolus. Avec 0 point en deux matches et la perspective du double duel contre le redoutable FC Barcelone, Bâle doit se rendre à l'évidence: le Petit Poucet ne deviendra pas ogre, et même une qualification en Coupe de l'UEFA semble difficilement concevable.

«On va continuer d'apprendre et essayer de prendre du plaisir», déclarait Christian Gross en fin de soirée mercredi. Scott Chipperfield promettait que Bâle jouerait son va-tout: «Ça va être très dur contre Barcelone, mais on peut avoir une chance contre le Sporting à la maison et pourquoi pas tenter quelque chose en Ukraine face au Donetsk.» Positif, Marco Streller croyait quant à lui encore au miracle: «On a été bien meilleurs à Lisbonne que contre le Shakhtar. Si on continue de progresser, on peut créer une surprise. Dans un stade plein et soutenus par notre fabuleux public, tout sera possible contre le Barça», assurait-il.

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