Super League: Le FC Bâle titré champion de Suisse
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Super LeagueLe FC Bâle titré champion de Suisse

Le règne sans partage du FC Bâle sur la Super League se poursuit.

Ayant fait le match nul (0-0) dont il avait besoin contre les Young Boys, l'ogre rhénan a décroché son dix-huitième titre national (deuxième total de l'histoire derrière GC/27), le sixième d'affilée (record), le dixième en quatorze saisons. Hégémonie, hégémonie...

La rencontre n'a pas tenu toutes ses promesses, entre un FCB qui n'avait aucun intérêt à se livrer et un YB pas assez puissant pour faire vaciller le géant. Il y a bien eu quelques occasions de part et d'autre mais, pour les émotions, il a fallu attendre le coup de sifflet final et l'explosion de joie du Parc Saint-Jacques.

«Ce titre fait autant plaisir que le premier», a affirmé le président Bernhard Heusler au micro de la «RTS». «Jamais je n'aurais pensé possible d'être champion six fois de suite. Cela devient plus dur année après année, poursuit-il. On le voit: il est difficile de battre YB. Les autres équipes sont prêtes à gagner. Alors, si nous commençons à croire que nous sommes plus forts, nous aurons des problèmes à l'avenir.»

Nommé en remplacement de Murat Yakin au terme de la saison passée - «la preuve que l'on a souvent pris les bonnes décisions», dixit Heusler -, Paulo Sousa a répondu à toutes les attentes de son directoire. Malgré des débuts parfois agités, le temps pour lui de faire passer ses idées et son modus operandi (suivi GPS des joueurs même pendant la nuit, nombreuses causeries, nombreuses séances d'analyse vidéo, tournus important dans le onze titulaire). Le coach portugais a même l'occasion de laisser une profonde empreinte dans l'histoire du FCB.

Vers un autre record

Après avoir réalisé le meilleur premier tour du championnat depuis 2008/09, Sousa et ses hommes peuvent égaler le record de points de la Super League (85 en 2003/04) et remporter le sixième doublé du FCB s'il infligent au FC Sion sa première défaite en finale de la Coupe de Suisse le 7 juin. La saison est loin d'être finie pour les Rhénans...

Et, comme à chaque intersaison depuis plusieurs années, les chamboulements ne manqueront pas cet été. Avec la retraite prochaine de Marco Streller - le troisième cadre historique à partir en trois ans après Benjamin Huggel et Alexander Frei -, les possibles départs à l'étranger de Fabian Schär ou Fabian Frei, l'intérêt que suscitent Derlis Gonzalez ou Breel Embolo, le travail ne manquera pas pour le président Bernhard Heusler, le directeur sportif Georg Heitz, le département recrutement dirigé par Ruedi Zbinden et, également, pour Paulo Sousa.

La réflexion de Sousa

Pour autant que le Portugais, qui n'est jamais resté plus de 19 mois à la tête d'une équipe depuis ses débuts d'entraîneur, soit encore à Bâle la saison prochaine. La Sampdoria, notamment, verrait bien l'ancien milieu de terrain prendre place sur son banc.

Il se peut que Sousa, en dépit de la jeunesse de son mandat bâlois, ressente l'envie de relever un nouveau défi. Car force est de constater qu'il a sans doute conduit le FCB à son sommet, avec la conservation du titre national ainsi que des qualifications pour la finale de la Coupe et les 8es de finale de la Ligue des champions, après avoir éliminé en phase de groupes Liverpool.

Toutefois, l'écart était tel entre Bâle et Porto (score cumulé 5-1) qu'il est raisonnable de se dire que le sextuple champion de Suisse a atteint là son seuil de compétence. La question qu'il faut alors se poser - et que Sousa se pose certainement - est la suivante: le FC Bâle peut-il progresser ou est-il condamné à «simplement» conserver ses acquis? De cette réponse dépend grandement l'avenir immédiat du coach portugais.

Mais l'heure est actuellement à la célébration. «Nous allons tout donner, promet Streller sur l'antenne de «SRF». Nous l'avons bien mérité!» Et lui le premier, avec ses huit titres nationaux, un record en Suisse. «C'est un moment difficile pour moi, continue le capitaine, car il s'agit du dernier titre de champion de ma carrière.» (20 minutes)

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