Actualisé 26.08.2009 à 15:11

Ligue des champions

Le FC Zurich dans la cour des grands

Sans surprise, le FC Zurich sera la quatrième formation helvétique à goûter aux joies de la Ligue des champions.

Facile vainqueur 3-0 à l'aller en Lettonie, le champion de Suisse expatrié à St-Gall a assuré son billet en dominant logiquement Ventspils 2- 1. Le président Ancillo Canepa et l'entraîneur Bernard Challandes connaîtront jeudi le nom de leurs futurs et obligatoirement prestigieux adversaires.

Les Zurichois n'ont pas tardé à se mettre à l'abris en ouvrant la marque à la 6e déjà, par l'homme en forme du moment, Johan Vonlanthen. Une très bonne idée, puisque les Lettons ont eux aussi trompé Leoni, deux minutes plus tard seulement, par l'international moldave Tigirlas. C'est Almen Abdi, dans les arrêts de jeu, qui a donné à la qualification un peu plus de panache.

Le FCZ rejoint ainsi dans le palmarès européen de la Suisse les Grasshoppers (saisons 1995/96 et 1996/97), le FC Bâle (2002/03 et 2008/09) ainsi que le FC Thoune (2005/06), seules formations à avoir su forcer la porte de la plus grande compétition de clubs au monde, depuis sa création en 1991.

Merci Platoche

Battu à deux reprises dans le dernier tour qualificatif de la C1 en 2006 (contre Salzbourg) et 2007 (contre Besiktas), le club du Letzigrund a enfin su saisir la chance qui lui a été donnée, notamment par le président de l'UEFA Michel Platini, dont la réforme du mode de qualification a grandement contribué à cette accession zurichoise dans l'Eden du ballon rond européen.

La saut dans le grand bain est bien évidemment une très bonne nouvelle à plus d'un titres. Sportivement d'abord, avec la fantastique vitrine que représente la Ligue des champions tant pour les joueurs - qui espèrent taper dans l'oeil d'équipes plus huppées en cas de bonnes performances - que pour le club, qui possède désormais la possibilité de se faire un nom hors de ses frontières.

L'opportunité d'affronter les plus grosses cylindrées du continent est aussi extrêmement intéressante du point de vue de l'expérience engrangée et de l'engouement potentiel dans tout le pays si les résultats suivent, à l'image de ce qu'avaient réalisé Bâle - lors de sa première campagne - et Thoune.

Du bien au porte-monnaie

Financièrement, la qualification prend inévitablement des allures providentielles. La simple participation à la phase de groupes rapporte déjà 3,8 millions d'euros (5,76 mios de francs). Chaque club touche également 550 000 euros par match joués, soit une enveloppe de 3,3 millions. Ainsi, Zurich touchera de l'UEFA au minimum près de 11 millions de francs.

S'ajouteront à cela les primes (800 000 euros par victoire et 400 000 euros par match nul), les droits TV ainsi que les recettes des jours de rencontres. Le portefeuille global pourrait ainsi, selon les estimations et les résulats, osciller entre 18 et 25 millions de francs. Pour un FCZ qui affiche un budget de 23 millions et des déficits au terme de chaque exercice, on comprend vite que l'affaire est juteuse.

Télégramme:

AFG-Arena, St-Gall. 9050 spectateurs. Arbitre: Hauge (No).

Buts: 6e Vonlanthen 1-0. 8e Tigirlas 1-1. 92e Abdi 2-1.

Zurich: Leoni; Stahel, Tihinen, Rochat, Lampi; Aegerter, Tico; Vonlanthen, Margairaz (64e Abdi), Djuric (78e Gajic); Alphonse (84e Hassli).

Ventspils: Chesnovski; Baimatov (62e Shpakov), Savcenkovs, Ndeki, Kacanovs; Kosmacovs; Aleksejs Visnakovs (55e Rugins), Butriks (72e Dedov), Chirkin, Tigirlas; Rimkus.

Notes: Zurich sans Barmettler, Chikhaoui ni Stucki (blessés), Ventspils sans Astafjevs ni Cilinsek (suspendus). Avertissement: 51e Baimatov.

(ats)

Déclarations

Alain Rochat: «C'est un aboutissement pour un club suisse. Pour un joueur aussi. Je ne trouve pas mes mots... On a joué un peu petit bras, mais on pouvait nous le permettre. On a fait ce qui fallait. La qualification est aussi passée par un match énorme à Maribor. La machine était lancée. On verra qui pourra l'arrêter...»

Johnny Leoni: «Quel parcours ! C'était important de marquer assez vite. Tout le monde disait 'c'est bon, c'est bon'. Mais ce n'était pas vrai. Mon groupe de rêve ? Barcelone, Liverpool et Porto.»

Eric Hassli: «Nous avons beaucoup travaillé pour en arriver là. C'est la philosophie du club, qui porte ses fruits. Maintenant, c'est que du bonheur. A nous de jouer les matches à fond, sans se faire trop d'illusions, mais toujours avec notre mental de compétiteurs.»

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