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Le Festival de Cannes servi à des réalisateurs genevois

Trois courts métrages suisses sont projetés aujourd'hui à Cannes. Rencontre avec les réalisateurs genevois de «Nouvel ordre».

«Nous avons loué des costumes pour l'occasion. On ne monte pas les marches tous les jours. Le nœud papillon est de rigueur...» dit Jean-Daniel Schneider, l'un des trois réalisateurs de «Nouvel ordre», un court métrage de dix minutes diffusé cet après-midi au Palais des Congrès, dans le cadre de la journée du cinéma suisse.

«Nous sommes encore à l'école et allons côtoyer les grands du cinéma. Tout cela est si soudain. De plus, nous partons pour l'inconnu. Je ne ne connais pas notre emploi du temps de la journée. Et c'est jouissif...» ajoute Grégory Bindschedler, le coréalisateur.

Ces étudiants de l'Ecole supérieure des beaux-arts (ESBA) ne s'attendaient pas à vivre tout cela si vite.

Il y a encore un an, ils commençaient le tournage de «Nouvel ordre». Leur film, tourné en super-16 avec un budget de 15 000 fr., est un huits clos muet où l'ambiance laisse transparaître une imminente fin des temps. Enfermés dans une maison, des personnages spectraux s'affairent. Au milieu d'eux, un berger allemand erre. «C'est un film sombre de science-fiction. La fin du monde réduit tout le monde au silence», dit Jean Daniel Schneider.

Avec leur troisième compère, Ausoni Tavares, ces réalisateurs en herbe vont affronter la pression d'une projection grand public. «Nous voulons montrer qu'il existe en Suisse du bon cinéma. Nous en sommes fiers.»

Shahin Ammane

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