Lausanne – Le Festival de la Cité va devoir casquer pour le terrain de football de La Sallaz
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LausanneLe Festival de la Cité va devoir casquer pour le terrain de football de La Sallaz

Victime des fortes pluies estivales et des joyeux festivaliers, le terrain de loisirs communal a été totalement saccagé. Le Festival devra payer la remise en état.

par
Gaëlle Monayron
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En juillet, le Festival de la Cité a utilisé le terrain de football de La Sallaz pour l’un de ses événements.

En juillet, le Festival de la Cité a utilisé le terrain de football de La Sallaz pour l’un de ses événements.

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Le site était régulièrement utilisé par la population locale, mais pas par des clubs sportifs ou des écoles.

Le site était régulièrement utilisé par la population locale, mais pas par des clubs sportifs ou des écoles.

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«Il n’est pas acceptable de laisser un espace public aussi fréquemment utilisé dans un tel état pendant si longtemps.» Depuis juillet dernier, le terrain de football de La Sallaz, situé sur les hauts de Lausanne, est totalement inutilisable. Une situation qui fâche ses usagers habituels. Le sol ressemble à un champ de labour avec de gros sillons boueux qui l’ont totalement défiguré et rendu inutilisable. Le terrain n’est affilié à aucun club de football mais fait office de lieu de loisirs.

Cette situation a été provoquée par l’utilisation de la surface pour une rave dans le cadre du Festival de la Cité et par de fortes pluies. «Les enfants de La Sallaz n’ont pas pu jouer sur le terrain de tout l’été, témoigne une citoyenne, habituée des lieux. Et comme il a été déserté, les gens laissent désormais leurs chiens excréter partout.»

Aux alentours de 15 000 francs

«Les riverains ne se sont pas (ndlr: officiellement) plaints, mais j’ai remarqué l’état du terrain lors de mes balades du dimanche», témoigne Natacha Litzistorf, municipale chargée du Logement, de l’environnement et de l’architecture de la Ville de Lausanne. L’élue a donc lancé les démarches pour y remédier. «Quand on emprunte un terrain, on le rend dans le même état», rappelle-t-elle. Selon les conventions signées, le Festival de la Cité devra donc prendre à sa charge la totalité des frais de remise en état. Un montant que la ville estime à environ 15 000 francs.

Myriam Kridi, présidente du Festival de la Cité, est bien consciente de la situation. «Le Festival est prêt à payer les travaux», assure-t-elle. Dépassés par les conditions météorologiques exceptionnelles de juillet dernier, les organisateurs du festival avouent avoir été pris de court. «C’est la première fois qu’on est confrontés à une telle situation, car jusqu’ici on n’avait jamais eu plus de quatre jours de pluie consécutifs, raconte la présidente. Mais du coup, ça devient une vraie question pour les prochaines éditions.»

Natacha Litzistorf assure de son côté que «les travaux à effectuer ne sont pas conséquents. Si tout se passe sans problème, ils seront terminés d’ici fin octobre». La remise en état n’a pas pu s’effectuer plus rapidement, le terrain devant totalement sécher. «C’est la Ville qui lance et suit les travaux. Nous, on attend de recevoir la facture», conclut, avec un peu d’humour, Myriam Kridi.

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