Explosions en Chine: Le fils d'un ex-chef de la police de Tianjin impliqué
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Explosions en ChineLe fils d'un ex-chef de la police de Tianjin impliqué

L'un des propriétaires de l'entrepôt de produits chimiques de Tianjin, d'où sont parties les explosions meurtrières, est le fils d'un ex-chef de la police locale.

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25.08 Le bilan humain des explosions qui ont dévasté il y a près de deux semaines la ville portuaire de Tianjin, dans le nord-est de la Chine, s'élève désormais à 135 morts, ont annoncé mardi les autorités chinoises.

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China Stringer Network
20.08 Des niveaux de cyanure jusqu'à 356 fois supérieurs au seuil de tolérance ont été relevés près du site des explosions survenues il y a une semaine à Tianjin, dans le nord de la Chine, ont annoncé jeudi les autorités.

20.08 Des niveaux de cyanure jusqu'à 356 fois supérieurs au seuil de tolérance ont été relevés près du site des explosions survenues il y a une semaine à Tianjin, dans le nord de la Chine, ont annoncé jeudi les autorités.

China Stringer Network
18.08 La pluie pourrait faire réagir les produits chimiques et les diffuser plus largement dans l'environnement, qu'il s'agisse de l'air, du sol ou de l'eau.

18.08 La pluie pourrait faire réagir les produits chimiques et les diffuser plus largement dans l'environnement, qu'il s'agisse de l'air, du sol ou de l'eau.

kim Kyung-hoon

Dix responsables de l'entreprise Tianjin Rui Hai International, à qui appartenait l'entrepôt incriminé sur le port de Tianjin, ont été arrêtés après les déflagrations géantes survenues il y a tout juste une semaine. Elles ont fait au moins 114 morts.

L'agence officielle Chine nouvelle s'est vu donner accès à certains des suspects. Parmi eux, Dong Shexuan, 34 ans, le fils d'un ancien chef de la police du port de Tianjin. Il contrôlait 45% des parts de Rui Hai, mais celles-ci étaient au nom d'un camarade d'études.

Prête-nom

Le reste de l'entreprise appartenait à Yu Xuewei, un ancien dirigeant du groupe public Sinochem, géant chinois de l'industrie chimique. Lui aussi s'était dissimulé derrière un prête-nom, un proche ami, précisait Chine nouvelle.

Quelque 700 tonnes de cyanure de sodium, un composant hautement toxique, étaient conservées dans cet entrepôt, à moins d'un kilomètre de zones habitées et d'axes routiers importants. Ce qui est prohibé par les règles de sécurité chinoises en vigueur.

Des complexes résidentiels et une gare ferroviaire étaient situés dans un périmètre de 650 m autour de l'entrepôt, et les dirigeants de Rui Hai se sont efforcés de dissimuler ces faits, a accusé Chine nouvelle. Dong Shexuan a reconnu avoir utilisé ses relations politiques pour faire en sorte que soient délivrés tous les permis nécessaires et pour passer sans encombre les inspections.

Manifestation

Tianjin Rui Hai International Logistics a par ailleurs opéré sans licence pendant neuf mois, jusqu'à juin dernier, a ajouté Chine nouvelle. Sinochem possède lui deux entrepôts de produits dangereux près du site des explosions géantes, violant également les réglementations chinoises sur la sécurité, a affirmé de son côté l'ONG environnementale Greenpeace.

Parallèlement, une enquête pour corruption a été ouverte à l'encontre du directeur de l'administration d'Etat chargée de la sécurité au travail. Ces informations sont diffusées alors que Pékin cherche à mettre l'accent sur les manquements de responsables locaux, s'efforçant de détourner la colère populaire et les dénonciations de défaillances plus générales au niveau national.

Mercredi lors d'une conférence de presse diffusée en direct à la télévision, le maire de Tianjin en personne s'est livré à un modeste mea culpa. «En tant que dirigeant, je ne peux esquiver mes responsabilités», a déclaré Huang Xingguo, alors que des riverains, évacués de leurs logements désormais inhabitables, manifestaient une nouvelle fois leur colère, devant l'hôtel où se tenait la conférence de presse. (ats)

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