Actualisé 21.12.2018 à 16:35

Israël

Le fils de Netanyahu bloqué sur Facebook

Yaïr Netanyahu, fils du premier ministre israélien, a été bloqué sur le réseau social pour des posts anti-musulmans.

Benyamin Netanyahou et son fils Yaïr.

Benyamin Netanyahou et son fils Yaïr.

DR/twitter

Le fils du premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a annoncé dimanche sur Twitter que Facebook avait bloqué son compte pour 24 heures à cause de posts anti-musulmans qu'il a publiés après des attentats anti-israéliens. L'homme est coutumier des provocations sur les réseaux sociaux.

«Vous savez où il n'y a pas d'attentats? En Islande et au Japon, où, par hasard, il n'y a pas de musulmans», avait publié jeudi Yaïr Netanyahu. Un peu plus tard, il avait affirmé qu'il n'y avait que deux solutions pour arriver à la paix «que tous les juifs s'en aillent ou que tous les musulmans partent», ajoutant «je préfère la seconde option».

Deux soldats israéliens et un enfant, né prématurément après des tirs sur sa mère, ont trouvé la mort à la suite d'attaques palestiniennes en Cisjordanie la semaine dernière.

Entretenu par l'Etat

Ses posts ayant été effacés par Facebook, il avait publié un texte dénonçant la politique du réseau social américain, qui laisse, selon lui, «des milliers de posts appelant à la destruction de l'Etat d'Israël et au meurtre de juifs». Ce post ayant entraîné son blocage pendant 24 heures, il avait tweeté une copie d'écran et qualifié le réseau social de «dictature de la pensée».

Yaïr Netanyahu, 27 ans, est l'une des cibles privilégiées des détracteurs des Netanyahou, indignés que le contribuable paie son garde du corps, son chauffeur ou son train de vie à la résidence, alors qu'il n'exerce aucune fonction officielle. Il avait répondu à ses contempteurs sur Facebook en 2017 avec un brûlot conclu par un emoji figurant un doigt d'honneur.

Récemment, il avait qualifié des militants de gauche de «traîtres» en public, ce qui lui avait valu une remarque officielle de son père. Sans le citer, ce dernier avait rejeté dans un communiqué l'utilisation du mot «traître» pour désigner ses adversaires politiques. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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