Actualisé 14.08.2017 à 12:19

RoumanieLe fisc roumain réclame 198 millions à Alpiq

Le numéro 1 énergétique helvétique pourrait devoir payer près de 200 millions de francs de TVA à l'Etat roumain. Alpiq conteste.

L'entreprise valdo-soleuroise entend utiliser toutes les voies légales de recours.

L'entreprise valdo-soleuroise entend utiliser toutes les voies légales de recours.

Keystone

Le fisc roumain a provisoirement estimé à 175 millions d'euros (197,6 millions de francs) le montant de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) que lui doit Alpiq. Le groupe énergétique valdo-soleurois conteste cette somme.

Le numéro un suisse de l'énergie a fait savoir dans un communiqué diffusé lundi qu'il utilisera toutes les voies légales de recours, tant au niveau local qu'international. Il remet en cause le chiffre articulé par les autorités roumaines, tant sur le principe que sur le montant.

L'entreprise ajoute qu'il s'agit d'un projet de décision, qui n'est pas en force. Elle va désormais faire valoir ses arguments auprès de l'autorité fiscale roumaine, l'ANAF.

Selon le groupe, sa filiale Alpiq Energy SE, qui a son siège à Prague en République tchèque et opère notamment en Roumanie, a toujours respecté la loi. «Alpiq est persuadé que ses activités en Roumanie sont exercées en adéquation avec les règles et les lois roumaines et européennes», a expliqué à l'ats la porte-parole Sabine Labonte.

Solides liquidités

Le document provisoire des autorités fiscales roumaines est étudié par des experts fiscaux de la firme. L'entreprise veut, en effet, faire valoir son droit de réponse. Par la suite, le cas sera discuté entre les différentes parties, mais aucune date ne peut encore être communiquée quant à une décision finale.

Aux craintes des analystes qui estiment que les provisions de 80 millions de francs à la fin de l'année 2016 ne sont pas suffisantes pour couvrir d'éventuelles sorties d'argent liées à cette affaire, Sabine Labonte répond qu'«Alpiq a de solides liquidités à disposition». Par ailleurs, la porte-parole précise que le caractère et l?étendue des provisions possibles sont à l'étude. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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