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Scandale à NeuchâtelLe fonctionnaire harceleur avait des antécédents

Le fonctionnaire neuchâtelois qui harcelait des employées du Service de la surveillance et des relations au travail aurait déjà eu une réputation sulfureuse en tant que gendarme.

par
Catherine Bex
Un service étatique est sous le coup d'une enquête administrative pour harcèlement sexuel.

Un service étatique est sous le coup d'une enquête administrative pour harcèlement sexuel.

Le cadre du Service neuchâtelois de surveillance et des relations au travail (SSRT), soupçonné de harcèlement sexuel, était déjà connu pour son comportement déplacé dans l'un de ses emplois précédents. Des témoignages affirment en effet qu'au moment où il était à la police, avant son engagement au SSRT, il aurait déjà fait des remarques déplacées envers ses consoeurs ou la gent féminine.

La Commission d'enquête parlementaire (CEP) qui s'occupe de l'affaire Hainard, qui pourrait être liée à ce dossier, a affirmé mercredi dans un communiqué que l'individu soupçonné n'avait pas de plainte à son encontre au moment où la CEP a enquêté.

D'anciens collègues évoquent une ambiance délétère au sein du SSRT, où les remarques déplacées fusaient et les inégalités de traitement régnaient. L'homme a notamment offert des boules de geishas à une collaboratrice sur le départ. Il a également exhibé un moulage de ses attributs sur sa place de travail, expliquant même sa technique pour réaliser son «oeuvre». Une secrétaire a bien tenté d'avertir son supérieur il y a quelques années, mais sans succès.

Le Conseil d'Etat aurait pour sa part tardé à réagir et à suspendre l'employé indélicat. Le collaborateur est sous le coup d'une enquête administrative.

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