Scandale des prothèses PIP: Le fondateur «n'aura pas fait un seul jour de prison»

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Scandale des prothèses PIPLe fondateur «n'aura pas fait un seul jour de prison»

Jean-Claude Mas est décédé. Il était le fondateur de la société des prothèses mammaires PIP qui avait été au coeur d'un énorme scandale sanitaire.

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Jean-Claude Mas, devenu l'un des plus importants fabricants d'implants mammaires au monde et au coeur d'un immense scandale sanitaire, est mort. (4 avril 2019)

Jean-Claude Mas, devenu l'un des plus importants fabricants d'implants mammaires au monde et au coeur d'un immense scandale sanitaire, est mort. (4 avril 2019)

AFP/archive/photo d'illustration
Le procès de Jean-Claude Mas s'est ouvert mercredi à Marseille. (17 avril 2013)

Le procès de Jean-Claude Mas s'est ouvert mercredi à Marseille. (17 avril 2013)

Keystone
Jean-Claude Mas était le directeur de la société Poly Implant Prothese (PIP). On le voit ici dans la cour de justice. (17 avril 2013)

Jean-Claude Mas était le directeur de la société Poly Implant Prothese (PIP). On le voit ici dans la cour de justice. (17 avril 2013)

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Jean-Claude Mas, le fondateur de la société de prothèses mammaires PIP, est mort jeudi à 79 ans, a-t-on appris auprès de son avocat.

«J'ai eu sa compagne en larmes ce matin, elle m'a annoncé qu'il était décédé dans la clinique où il avait été admis pour une opération», a précisé à l'AFP Me Yves Haddad, selon qui Jean-Claude Mas souffrait notamment de problèmes cardiaques et de diabète.

En mai 2016, Jean-Claude Mas avait été condamné par la cour d'appel d'Aix-en-Provence (sud) à quatre ans de prison ferme et 75'000 euros d'amende, pour fraude aggravée et escroquerie à l'égard de la société allemande de certification TÜV, qu'il avait bernée sur la composition de son gel pour prothèses.

Le parcours judiciaire de Jean-Claude Mas, ancien épicier devenu l'un des plus importants fabricants d'implants mammaires au monde en foulant aux pieds toute espèce de règlementation sanitaire, n'était cependant pas terminé. Il était toujours inculpé dans deux autres procédures, l'une pour homicide et blessures involontaires, l'autre concernant les aspects financiers de l'affaire, mais son décès va entraîner l'extinction des poursuites à son encontre.

Il avait effectué 8 mois de détention provisoire en 2012, mais n'a jamais été incarcéré après sa condamnation en appel en 2016.

Au total, près d'un million de prothèses mammaires ont été écoulées entre 2001 et 2010 par PIP, au mépris de toute norme sanitaire. Le nombre de femmes victimes dans le monde est évalué à 400.000. Au lieu d'un gel autorisé, PIP se servait pour partie d'un silicone industriel normalement utilisé dans la composition d'équipements électroniques.

«Jean-Claude Mas est décédé. Il n'aura pas fait un seul jour de prison suite à sa condamnation pour tromperie aggravée dans l'affaire PIP. Il laisse derrière lui plusieurs milliers de victimes», a réagi sur Twitter Laurent Gaudon, avocat de quelque 7.000 plaignantes dans ce dossier.

Son décès survient le jour où la France a décidé d'interdire «par mesure de précaution» plusieurs modèles d'implants mammaires soupçonnés de favoriser une forme rare de cancer.

Parmi les prothèses interdites figurent plusieurs modèles du fabricant américain Allergan de type Biocell. Cette texture est la principale mise en cause dans la survenue de lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC). (nxp/afp)

(NewsXpress)

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