«Le foot est là pour rapprocher les peuples»
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«Le foot est là pour rapprocher les peuples»

Battue 8 à 1 par le consulat général de Turquie, l'équipe du Grand Conseil souligne le fair-play du match.

«Nous voulions montrer que le football, c'est autre chose que des drapeaux qui s'affrontent.» Organisateur du match entre l'équipe du Grand Conseil et celle du consulat de Turquie, Philippe Martinet s'est félicité de la compétition qui a eu lieu samedi à Coppet. Même si les députés vaudois ont été battus 8 à 1 par les Turcs. «Cela n'a pas d'importance, a souligné l'élu écologiste. Avant l'Euro, nous avons souhaité prouver que le ballon rond était là pour rapprocher les peuples, pas pour exacerber les nationalismes.» Si l'opération est un succès sur le plan symbolique, il faut toutefois parler un peu du score, qui est moins glorieux. Et des enseignements que l'équipe du Grand Conseil va devoir en tirer. «Certains ont pris de bonnes résolutions, s'est amusé le député, qui possède sa licence de foot depuis quarante ans. Ils manquent d'entraînement et iront courir plus souvent.»

Quant à la rencontre entre la Suisse et la Turquie, le 11 juin à Bâle, Philippe Martinet fait preuve d'un optimisme teinté de réalisme: «C'est une des rares formations à la portée de notre équipe nationale, qui aura de la peine à se qualifier pour les quarts de finale. Mais il y a des jeunes joueurs très doués qui peuvent créer la surprise.» Un avis partagé par Fabien Loi Zedda, qui joue dans l'équipe du Grand Conseil depuis 1989, à l'origine d'une initiative sympa pour l'Euro: «Je suis confiant dans le moral de l'équipe suisse. Elle aura beaucoup de chance si elle arrive en quarts de finale.»

Sébastien Jost

Des dirigeants délaissent le match de gala

Le match de gala qui devait opposer samedi à Thônex des représentants des pays organisateurs de l’Euro 2008 (Suisse, Autriche) et 2012 (Pologne, Ukraine) n’a pas eu lieu. Des ministres polonais censés y participer ont, en effet, fait faux bond. Côté suisse, quatre conseillers nationaux ainsi que des élus genevois devaient prendre part à la rencontre. La conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey avait aussi confirmé sa présence.

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