Genève – Le football des talus menacé par une flambée de violence
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GenèveLe football des talus menacé par une flambée de violence

L’association cantonale, alarmiste, a annoncé comme son homologue vaudoise sa volonté de sévir.

par
Jérôme Faas
Injures, bagarres, menaces: les footeux ont perdu la boule.

Injures, bagarres, menaces: les footeux ont perdu la boule.

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La violence recommence à gangrener le football amateur genevois, après le pic navrant de 2018 (grave rixe d’une part, arbitre assommé de l’autre). Mercredi, l’association cantonale (ACGF) a annoncé à tous les clubs un durcissement immédiat des sanctions. La raison: «une importante recrudescence des cas disciplinaires graves» observée «au cours des dernières semaines» – comme sur Vaud, dont l’association avait communiqué de manière identique le 15 octobre.

Le mois dernier, canton et Ville de Genève avaient déjà élaboré une stratégie pour endiguer la violence sur les terrains amateurs.

20min/Gabriel Nista

Suit une horrifiante énumération: insultes, notamment racistes, visant arbitres, joueurs et spectateurs; comportements injurieux d’entraîneurs qui incitent des juniors à répliquer; agressions pendant et après les matches, dans les vestiaires et sur les parkings; bagarres et menaces à l’arme blanche.

Les parents se plaignent

«C’était le moment de durcir le ton», indique Pascal Chobaz, patron de l’ACGF. Il relève notamment des problèmes liés à l’environnement des clubs, victimes de groupes de jeunes supporters, non membres, qui viennent insulter l’équipe adverse et sur lesquels avoir prise est ardu. Par ailleurs, les violences ne concernant pas strictement le jeu sont souvent absentes des rapports d’arbitre. «Spectateurs et parents nous écrivent directement, et ce qu’ils disent est rarement tout faux. Ce n’est pas forcément négatif, nous apprenons des choses qui avant ne remontaient pas.»

Pascal Chobaz n’exclut pas que les arbitres omettent de signaler certains incidents par peur des représailles. «Même s’ils ont instruction de tout rapporter, je peux comprendre qu’ils hésitent, surtout les jeunes. Certains ont 15-16 ans, note Kazim Uysal, président de la corporation genevoise. Nous sommes justement là pour les aider à rédiger les rapports, ainsi que leurs collègues qui ont du mal en français.» Lui aussi note un climat délétère depuis la reprise du jeu cet été, après l’arrêt dû au Covid. «Les habitudes de courtoisie se sont perdues. Il y a un relâchement des joueurs, des entraîneurs et des spectateurs. La réponse de l’ACGF est proportionnée et adéquate.»

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